Renaissance

Renaissance
Parce que je suis sans doute très con (et très fatiguée vue l'heure...)

J'ai décidé de recommencer ! De vous la reposter à nouveau ! Je ne donnerais pas le nom de cette fic, si vous me connaissez depuis un moment, vous savez de laquelle je parle ^^

Beaucoup de gens m'en parlent et me demandent où ils peuvent la trouver, surtout depuis quelques temps, c'est peut être ce qui m'a donné la foi, qui sait ?

Je ne vais pas en dire plus !

Bisous

Fallen la courageuse folle

# Postato venerdì 14 novembre 2008 21:22

Modificato venerdì 14 novembre 2008 21:41

Chapitres 1 + 2 + 3

Chapitres 1 + 2 + 3
Bon...
A nouveau lycée...nouvelle vie...c'est ce qu'il faut se dire non ?
Qui je suis ?
Je m'appelle Tom...Tom Kaulitz et j'ai 18 ans depuis hier, depuis le 1er septembre. Je suis relativement grand, environ 1m80, je suis blond foncé et je suis coiffé avec des dreads. En fait, j'ai toujours été contre les règles quelles qu'elles soient alors quand ma mère m'a engueulé parce soit disant j'avais les cheveux trop longs, bein jsuis allé me faire faire des dreads. Je l'avais jamais autant entendu crier !!!
Niveau fringues, jsuis plutôt XL, voire même XXL !!! Des bagguy trois fois trop grand pour mon corps assez maigre, des immenses tee shirt et, pour assortir le tout, des casquettes. Toutes sorte de casquette, de toutes les couleurs, pour pouvoir les assortir avec chacune de mes tenues. Bein ouais, c'est pas parce qu'on se la joue bad boy qu'il faut pas bien se saper !
Je suis face à mon miroir, je me regarde. Aujourd'hui ça sera vert, vert foncé et une casquette camouflage militaire. Il faut faire bonne impression le premier jour, pas question de répéter ce qui s'est passé dans mon ancien bahut...
Car, voyez vous, nous avons beau être au 21ème siècle, certaines choses ne sont toujours pas tolérées, l'homosexualité par exemple, car oui, je suis homosexuel, PD, tapette, enculé, tout cque vous voudrez, je le suis !
Et le problème, c'est que le sexe, j'adore ça ! J'ai la fâcheuse tendance à pas pouvoir me retenir, quand un mec me plaît, je le drague et jme le fait, n'importe où, n'importe comment, ce qui m'a valu pas mal d'ennuis et un renvoi de mon lycée...
Mes parents ont crisé. Pas que mes préférences sexuelles les gênent, ils voudraient juste que j'ai un peu plus de retenu, que ce soit dans la maison, comme en dehors. Trop de fois, selon eux, mes gémissements de plaisir les ont dérangé. Mais j'y peux rien, quand je prends mon pied, je fais pas semblant !
J'entends mon père me dire qu'il faut y aller si on veut pas être en retard alors je cours dans les escaliers, ils sont tous les deux face à moi, pas bon ça...Je sais déjà ce qu'ils vont me dire...
Simone : Bon Tom, aujourd'hui tu fais ta rentrée dans ce nouveau lycée et nous aimerions ton père et moi que ce qui s'est passé ne se reproduise plus...
Tom : Vous me demandez de plus coucher avec tout ce qui bouge c'est ça ?
Jörg : En gros oui...tu fais ce que tu veux, tu es grand mais...essaye d'avoir un peu de retenue ok ?
Tom : Je vais essayer, mais jpeux rien vous promettre...
Simone : Je t'en prie ! Fais un effort, on ne veux pas être obligé de changer de ville à nouveau, mon travail me plaît vraiment, s'il te plaît...

Arg...quand elle me fait ces yeux là jpeux pas résister.
Tom : Ok ok...mais maman, range moi ce regard...
Elle me sourit et m'embrasse avant que nous n'allions tous dans la voiture. Pendant le trajet tout se passe bien, on discute de tout et de rien. Mon père dépose ma mère à son boulot et on se retrouve en tête à tête. Je le sens nerveux.
Tom : Papa...
Jörg : Oui ?
Tom : Si tu as quelque chose à me dire...fais le...maman n'est plus là...
Jörg : Hum...en fait, je...je voulais juste te donner ça...

Il fouille dans sa poche et en sort une boite qu'il me tend toute penaud.
Je la prends et j'hallucine avant d'éclater de rire.
Tom : Des capotes ? Et c'est comme ça que je suis sensé me freiner ?
Jörg : Ne ris pas Tom, je te connais, tu peux faire croire des chose à ta mère mais pas à moi...je préfère te donner ça et savoir que tu ne prends aucun risque plutôt que de te savoir en train de coucher avec le premier venu sans protection !!
Tom : Tu es un bon père...
Jörg : Il faudrait que tu t'en souvienne plus souvent ! Enfin bref...

La voiture s'arrête devant mon nouveau lycée et il se tourne vers moi, le regard sérieux.
Jörg : Fais attention à toi s'il te plaît...
Tom : D'accord...
Jörg : Je viens te chercher ce soir ou tu préfère rentrer à pied ?
Tom : A pied, on sait jamais, au cas où je tomberai sur un cas intéressant dans la journée...
Jörg : Tom...
Tom : Je rigole c'est bon. On se voit à la maison ce soir, bonne journée !
Jörg : A toi aussi !

Il démarre et après un dernier coucou, je m'avance vers l'entrée. J'ai l'impression que tout le monde me regarde c'est horrible. C'est inscrit sur mon front que jsuis nouveau ou quoi ?
Je traverse la cours et observe un peu la gente masculine de ce lycée.
Y'a quelques beaux spécimen mais je dois avouer que je suis un peu déçu, rien de vraiment bandant. Je suppose qu'il va falloir que je me contente de ça, ça m'aidera peut être à calmer mes ardeurs. J'ai rien fait depuis une semaine et jsuis déjà en manque. Je me dirige vers le bureau du directeur, pour qu'il me conduise à ma classe. Je frappe et entends un « entrez », ce que je fais.
Je me retrouve face à un homme d'une quarantaine d'année, portant un costume qui semble bien serré pour lui, ce mec à un putain de ventre a bière c'est dingue. Mais malgré tout, il à l'air rassurant et posé.
Directeur : Monsieur Kaulitz je suppose ?
Tom : Oui...
Directeur : Je n'ai malheureusement pas le temps de m'occuper de vous aujourd'hui mais, j'ai demandé à un élève de votre classe de le faire à ma place, c'est un très bon élément.

Quelqu'un frappa à la porte.
Directeur : Le voilà justement, entrez Trumper !
Et là, je beug, mais bien comme il faut hein...
Genre : Tom n'est pas là pour le moment, laissez un message, il vous rappellera quand il aura fini de mater et de baver...
Je retire ce que j'ai dis sur les mecs du bahut, y'en a au moins un de bandant, et de bien bandant même.
Bordel c'est quoi cte bombe ?
Grand, mince, les cheveux longs noirs, parsemés de mèches blanches retombant gracieusement sur ses épaules, des yeux maquillés et un piercing à l'arcade. Il porte un jean au combien moulant que je lui arracherait volontiers si je pouvais et un tee shirt rouge, tout aussi près du corps. Il s'avance vers nous.
Han...c'est moi où il tortille du cul pour m'exciter ? Nan ? Bein laissez moi rêver que si...*__*.
Directeur : Tom, je vous présente Bill Trumper, c'est lui qui va s'occuper de vous pendant votre intégration.
Ho oui occupe toi de mon cas Bill...
Il me tends la main et me sourit.
Bill : Salut, j'espère qu'on va bien s'entendre et peut être devenir amis.
Et plus si affinités mon ptit père, fait moi confiance. Je sors de ma transe pour lui répondre en serrant sa main.
Tom : Moi aussi !
Je lui fait mon sourire de tombeur, celui qui veut dire, « toi jte veux tout de suite là maintenant » et qui ne m'a jamais trahis. Il se contente de me sourire à nouveau avant de lâcher ma main.
Nan...c'est quoi son problème à ce type ?
Pourquoi il tombe pas sous mon charme ?
Il peut pas être hétéro hein ?
Si ?
Non, impossible et de toute façon, même si c'est le cas, je vais m'arranger pour le faire changer de bord et plus vite que ça, pas question qu'une meuf pose la main sur cte bombe atomique qui sera bientôt dans mon lit à me prendre sauvagement !
Bill : Bon bein vient avec moi, je vais te faire visiter le bahut et ensuite on ira en cours.
Directeur : Parfait, bonne journée messieurs.

On le salue poliment avant de sortir. Il me fait vraiment faire le tour du lycée cet abruti, concentré sur ce qu'il dit et tout. Mais moi je capte rien, je suis trop occupé à mater son ptit cul se dandiner devant moi. On entend une sonnerie retentir.
Bill : C'est la pause, jvais te présenter mes potes !
Je le suis sans rien dire, on arrive dans la cours et il se dirige vers deux types en train de fumer une clope en buvant un café.
Bill : Les mecs !
Un grand blond lui réponds avec un sourire.
Blond : Yo Bill ! Comment ça va mec ?
Bill : Impeccable et toi ?
Blond : Je suis sur le point de conclure avec Tania, tout baigne !
Bill : Depuis le temps c'est pas trop tôt ! Bon, je vous présente Tom ! Tom, voilà mes meilleurs potes, le blond c'est Andréas et l'autre c'est Gustav.

Gustav : L'autre te salue !
Bill :Rhhoo c'est bon le prends pas mal !
Andréas : C'est toi le nouveau dont tout le monde parle ?
Tom : Oui je suis nouveau, mais je savais pas qu'on parlait de moi !
Andréas : Attends tu déconne, ici dès qu'il y a un beau gosse qui débarque, les filles se sentent plus ! Crois moi, avec nous tu vas en voir de la gonzesse !

J'essaye de ne pas grimacer à cette pensée. Des gonzesses, très peu pour moi, mais je vais pas leur sortir ça tout de suite. On va attendre un peu car, aux vues de tous les regards qu'ils attirent, ça à l'air d'être THE bande du lycée. Les mecs que toutes les filles veulent dans leur lit et que tous les autres types haïssent mais respectent.
Andréas : Tient à propos de gonzesse justement, Angie arrête pas de te chercher depuis ce matin !
Tom : Angie ? C'est qui ? Ta copine ?
Gustav : Elle aimerait bien ! Mais bon, si seulement y'avait qu'elle, c'est que c'est un vrai tombeur notre Bill !
Bill : Les filles sont folles de mon corps que veux tu !

Et merde, c'est bien ce que je craignais. Sous ses allures efféminées, ce mec est en fait un don juan de première. Va falloir que je la joue serré avec lui, ni vu ni connu je t'embrouille et hop hop hop dans mon pieu !
Gustav : Tu devrais quand même aller lui parler, sinon ça va être la crise !
Bill : Puff...les meufs jte jure, le jour où elle comprendront que jveux juste du sexe, l'humanité aura fait un grand pas ! Bon j'y vais pour éviter l'incident diplomatique !
Andréas : Je t'accompagne, Tania est avec elle !

Ils partent donc bras dessus, bras dessous vers le groupe de filles qui nous observait depuis déjà un moment. Je me retrouve seul avec le dénommé Gustav.
Gustav : Il te plaît nan ?
Tom : Qui ?
Gustav : Bill...
Tom : Quoi ? Non enfin !!
Gustav : Mens pas, j'ai vu comment tu le bouffes des yeux et puis, ta réaction quand Andréas a parlé de gonzesses, t'es homo n'est ce pas ?
Putain...pas con ce type, très perspicace même, faudra que je m'en souvienne. Il m'a grillé, autant que j'avoues.
Tom : Ouais j'avoues.
Gustav : Jveux pas te casser ton trip mais Bill n'est pas de ce bord là, il adore trop les filles et puis, t'es pas le seul sur le coup crois moi ! Y'a plus d'un mec qui tuerait pour se le faire !
Tom : Je les comprends, il est vraiment trop sexe !
Gustav : Si jpeux te donner un conseil, oubli le ou alors attaque direct...
Tom : Quoi ?
Gustav : Tout le monde ose pas l'approcher de peur de se faire rembarrer, c'est toujours lui qui va chercher ses aventures, je pense que ça lui fera pas de mal de se faire bousculer, ça pourrait même l'exciter.
Tom : Mais jsuis un mec, jsuis pas sur que ça lui fasse grand chose.
Gustav : Pas sur, Bill est un tombeur de meufs, il les adore et elles le lui rendent bien mais, jle connais assez bien pour savoir qu'il est du genre à prendre du plaisir n'importe où, tant que tu lui prends pas la tête !

Tom : C'est à dire ?
Gustav : Ne tombe pas amoureux de lui, tu te feras plus de mal qu'autre chose, le cul oui, l'amour non.
Tom : Jvois le genre...mais t'inquiète, moi j'en veux juste à son corps.
Gustav : Bein tant mieux alors ! Tient les revoilà ! Alors ?
Andréas : Et un c½ur brisé de plus ! Comment tu l'as fait chialer, j'avais jamais vu ça sérieux !
Bill : Ouais bein jsuis désolé mais c'est comme ça et puis point barre, n'empêche...
Tom : N'empêche ?
Bill : C'était quand même un sacré bon coup, va falloir que jla remplace !

Te fais pas de soucis mon beau, jsuis là maintenant, compte sur moi...
La sonnerie retentit à nouveau et je les vois soupirer.
Tom : Il se passe quoi ?
Bill : On doit aller en histoire...
Andréas : Et la prof peut pas nous blairer...
Gustav : Si vous arrêtiez de faire les cons aussi !
Bill : On a qu'une vie !
Gustav : Tripoter Sarah en plein cours t'appelle ça vivre toi ?
Bill : Elle m'avait chauffé, tu sais bien qu'avec moi ça pardonne pas !

Très intéressant comme révélation dites moi. Je sens que je vais bien m'amuser, voyons si moi aussi jpeux le chauffer.
Andréas : J'approuve, allez en route, Tom, vient ! Si t'es avec moi elle va être tout de suite plus sympa !
Tom : Jte sers de bouclier en gros...
Andréas : T'as tout compris !

Il m'attrape par les épaules et m'entraîne avec lui. En passant à côté de Bill, je laisse traîner ma main, involontairement bien sur, et cette coquine va effleurer les fesses de mon beau brun qui ouvre de grands yeux pendant que Gustav me sourit malicieusement en faisant un clin d'½il.
On arrive dans la salle avec 10 minutes de retard, la prof est sur le point de nous passer un savon quand Andréas s'avance, sur de lui.
Andréas : Excusez nous madame mais on faisait visiter le lycée au nouveau...
Prof : Ho...tu es Tom Kaulitz c'est ça. Dit elle en me regardant.
Tom : Oui...
Prof : Bien, pour cette fois vous êtes excusé, allez vous asseoir, monsieur Kaulitz, prenez place à côté de monsieur Trumper.
Andréas : Mais c'est moi à côté de Bill !
Prof : Quel dommage monsieur Keller, vous n'avez plus qu'à venir vous asseoir devant dans ce cas.

Andréas baisse la tête pendant que nous trois on se retient de rire.
Gustav : Il a failli réussir !
Bill : Bein c'est pas pour cette fois c'est clair !
Tom : Même joueur joue encore !
Andréas : Jvous entends bande de cons !

On pouffe comme des andouilles avant d'aller enfin s'asseoir. Programme du jour, « la Russie sous Staline », comment c'est rasoir...(vieux souvenirs douloureux qui remontent T__T). Je regarde Bill, concentré sur ses notes, écoutant le prof, je comprends pourquoi le directeur disait que c'est un bon élément mais bon, il suffirait de peu pour le dissiper non ?
J'ai l'habitude de faire tourner mon stylo dans ma main quand je me fais chier, il arrive parfois pourtant qu'il m'échappe, ce qui vient juste d'arriver d'ailleurs. Je suis sur le point de râler quand je vois exactement où il a atterri, entre les jambes de Bill.
Un sourire plus que pervers se forme alors sur mes lèvres, je suis bien décidé à exploiter ce coup de pouce du destin pour le déstabiliser et lui faire comprendre mes intentions envers sa personne.
Je me penche vers lui et passe ma tête sous la table, mon menton s'appuie alors sur sa cuisse pendant que ma main part à la recherche du fugueur. Mon autre main vient également s'appuyer sur sa cuisse pour me maintenir. Je le sens trembler, ma bouche est toute proche de son sexe, ma main encore plus. Je tâte au hasard par terre , faisant croire que je cherche, alors que je sais très bien où se trouve mon stylo. Ma main qui était sur sa cuisse glisse vers sa braguette et s'appuie, sans le vouloir bien sur, sur son membre que je sens dur.
Hum...alors comme ça on bande hein ?
Je me penche encore plus, comme pour aller plus loin, ma main suit le mouvement et s'appuie plus franchement sur son sexe. Il étouffe un gémissement alors que, involontairement bien sur, je le caresse doucement.
Ayant décidé que mon petit jeu à assez duré, je me relève d'un cou. Il me regarde étonné.
Bill : Tom...qu'est ce que ?
Tom : J'avais fait tomber ça !

Je dis ça en brandissant mon stylo comme un trophée.
Tom : Désolé si jme suis appuyé sur toi mais il était juste entre tes jambes !
Bill : T'aurais du me demander de le ramasser !
Tom : Ha oui tient...pourquoi n'y ai je pas pensé... ?

Je lui lance un regard plein de malice et il me regarde, semblant chercher une explication dans mes yeux, puis il secoue la tête et se reconcentre sur le cours. Je souris pour moi même, point positif, je peux le faire bander, remarque c'est un mec, c'est pas dur mais quand même. Il doit penser que je n'ai pas remarqué ou qu'il se fait des idées, il va falloir que j'enfonce un peu plus le clou.
Il est enfin midi, on se dirige vers le réfectoire, il y a déjà la queue, on se retrouve serré les uns contre les autres dans un espace réduit.
Hum...c'est l'occasion idéale pour continuer ce que j'ai commencé en histoire. Je me débrouille pour me retrouver devant lui, il est dos au mur, râlant sur tous ces putains d'élèves qu'on rien de mieux à faire que de venir bouffer à la même que nous.
Il y a un mouvement de foule et on se retrouve collé, mon bassin se retrouvant au niveau du sien, mes fesses se pressant contre son bas ventre. Profitant des secousses, je me frotte doucement contre lui, ondulant des hanches comme je sais si bien le faire. Le résultat ne se fait pas attendre bien longtemps, il bande. J'accentue mes mouvements et je sens son corps se crisper derrière moi. La foule se stabilise et je m'écarte l'air de rien.
Andréas : Ca va Bill ? T'es tout rouge !
Bill : Ca va...c'est juste toute cette foule, ça me donne chaud, j'en peux plus...

Je souris encore et lance un regard pleins de sous entendus à Gustav qui rigole doucement. Je crois que ça l'amuse vraiment.
Quelques secondes plus tard, un autre mouvement se produit, je m'apprête à recommencer quand je sens deux mains se poser sur mes hanches et un sexe dur se presser contre mes fesses. Ho ho...on dirait bien qu'il a compris. Je tourne la tête pour le regarder avec malice, passant ma langue sur mes lèvres, bougeant contre lui. Ses mains se crispent, ses doigts s'enfoncent dans ma peau. Je me dégage d'un seul coup, allant présenter ma carte au pion et prends un plateau l'air de rien. Je le vois me lancer un regard noir et j'adore ça. On prends chacun nos plateaux et on s'installe à une table de quatre. Je me place en face de lui et commence à manger, l'air de rien. Deux minutes plus tard, mon pied remonte lentement le long de sa jambe et va se coller contre son sexe. Il manque de s'étouffer avec sa boisson et recrache ce qu'il avait dans la bouche.
Andréas : Putain Bill ! C'est quoi ton problème ?!
Bill : Rien, c'est juste passé de travers.
Gustav : C'est sur que t'as pas l'habitude des bulles, tu prends toujours de l'ice tea en général ! Les bulles c'est disons plus agressif...

Il avait dit cette phrase en me regardant droit dans les yeux et je compris tout de suite alors que les autres le regardent comme s'il était fou. Les filles c'était l'ice tea, fade et lisse, le coca c'était moi, plus piquant, plus direct...
Je lui rends son sourire et fini mon repas tranquillement, reposant sagement mon pied par terre.
L'après midi, on a pas cours avant 15h. Alors qu'on est tranquillement assis dans l'herbe à rien foutre à part raconter nos vies, Bill se lève et me dit.
Bill : Tom vient avec moi, je t'ai pas montré le gymnase encore...
Andréa : Maintenant ? T'abuses Bill, on discute pépère là !
Bill : J'te parle pas à toi, Tom grouille toi...
Tom : Pas la peine de t'énerver, jte suis...

Il m'emmène vers le gymnase mais plutôt que de me faire rentrer dedans, il m'entraîne derrière, là où il n'y a personne et me plaque brutalement contre le mur.

***

Wow, il y va pas par 4 chemins lui !!! Ses mains s'appuient de chaque côté de ma tête et son visage se rapproche dangereusement du mien.
Bill : Bon maintenant tu vas m'expliquer cque tu m'as fait là ?
Tom : T'as pas encore compris ?

Je joue la provocation, c'est tellement agréable de le voir sur des charbons ardents.
Bill : Donc j'ai pas rêvé ! T'as bien passé ta matinée à me chauffer !
Tom : Et d'après ce que j'ai vu, ça a pas eu l'air de te déplaire...
Bill : Mais jsuis pas homo moi !! T'as pas à me tripoter comme ça !!
Tom : Voyez vous ça...si j'ai envie de te tripoter comme tu dis, je le ferai, c'est pas toi qui va m'en empêcher...de toute façon tu peux pas me résister...
Bill : Et tu as vu ça où ?
Tom : Là...
Je pose ma main
sur sa braguette et je sens son membre durcir sous mes doigts, je le caresse lentement, profitant de ce pouvoir que j'ai sur lui. Avant qu'il n'ai le temps de protester, je défait rapidement sa ceinture et sa braguette, plongeant directement ma main dans son boxer, il gémit en se mordant la lèvre, trop excitant putain...
Tom : Alors ? Tu veux toujours pas que jte touche ?
Bill : Non...c'est purement physique je...han...
Tom : Vraiment ? Tu devrais savoir pourtant qu'aucune meuf pourra te branler aussi bien...
Bill : Qu'est ce que t'en sais...hum...
Tom : Jle sais c'est tout...

J'accélère mes mouvements et il se cambre, bougeant ses hanches au même rythme que ma main. Mais, au moment où je me baisse pour lui faire connaître un plaisir bien plus grand, il remonte rapidement ma tête et se rhabille.
Bill : Non !! Je suis pas comme ça !! On se connaît à peine !!
Tom : Ca à pas l'air de t'arrêter d'habitude...
Bill : T'es un mec bordel !!
Tom : Et alors ?
Bill : Et alors ? Bein j'ai pas envie c'est tout ! J'ai pas à me justifier c'est comme ça !
Tom : Ton corps dit le contraire pourtant...

Je tente de le toucher à nouveau mais il se dégage brutalement, comme effrayé.
Bill : J'ai dit non !
Tom : Très bien. Je dit en levant les mains en l'air. Je te laisse tranquille, du moins pour l'instant.
Bill : Tom arrête, si c'est une blague c'est pas drôle !
Tom : Mais je suis très sérieux, tu m'attires trop, jte veux dans mon lit mais t'inquiète pas...jte laisserai me dominer...

J'ai dit ces derniers mots à son oreille et je passe tranquillement devant lui pour aller rejoindre les autres qui sont toujours affalés dans l'herbe à glander.
Tom : Je vois que ça bosse dur !
Andréas : Vous en avez mis du temps ! Vous avez fait sa fête à une jolie demoiselle en route ou quoi ?
Tom : On a failli...mais y'en a un qui s'est dégonflé !
Gustav : Sérieux ?
Bill : Oui bon ça va ! Je le sentais pas vraiment !
Andréas : Bill qui dit non à une partie de jambes en l'air ! On aura tout vu ! J'espère que tu vas redevenir toi même d'ici demain soir !
Tom : Qu'est ce qui se passe quoi demain soir ?
Andréas : On fait une fête chez Gustav ! T'es invité d'ailleurs ! Y'aura tout ce qui faut pour faire une bonne soirée, de l'alcool, de la zic et des meufs !
Tom : Jvais voir avec mes parents mais normalement y'a pas de soucis !
Gustav : Tient, jte donne mon adresse, t'as qu'à venir vers 21h.

Il me mets un papier dans la main et on retourne en cours, poussé par la sonnerie stridente.
Je rentre ensuite chez moi à pieds et fait du charme à mes parents pour qu'ils disent oui. Ma mère me regarde bizarrement et mon père roule des yeux mais il finissent par accepter.
Le lendemain soir donc, c'est mon paternel qui m'emmène jusqu'à chez Gustav. Je sens à nouveau poindre la discussion qui le gêne tant.
Jörg : Tom...tu as toujours ce que je t'ai donné hier ?
Tom : Ouais, dans mon sac pourquoi ?
Jörg : Tu comptes en avoir besoin ce soir ?
Tom : Je sais pas trop...ça va dépendre de lui...
Jörg : Lui ?
Tom : Oui, j'ai rencontré un type, c'est une bombe, il est chaud comme une baraque à frites, il a les yeux qui crient braguette mais il me joue l'hétéro effarouché !
Jörg : Hum...te connaissant je pense que tout vas tout faire pour le « décoincer ».
Tom : Exactement !

Je lui fait un grand sourire et on arrive enfin devant la maison où les lumières sont allumées, la musique résonne de dehors, il y a l'air d'y avoir une sacrée ambiance !
Tom : Bon, je te téléphone demain !
Jôrg : Ok, bonne soirée !
Tom : Fais moi confiance !

Je claque la porte et le laisser partir, puis je m'engouffre dans la grande maison, chaîne stéréo, écran plasma, on se refuse rien...
Un bras se cale alors sur mon épaule.
Andréas : Tom ! T'es enfin là mon pote !
Hum...il à l'air déjà pas mal éméché lui. Il m'entraîne vers le salon où certains dansent pendant que d'autres se tripotent sur le canapé. Gustav vient nous voir.
Gustav : Salut, t'as trouvé sans problème à ce que je vois !
Tom : Ouais, c'est mon père qui m'a emmené !
Gustav : Tu bois quelque chose ?
Tom : Vodka orange si t'as !
Gustav : J'ai ! Je t'apporte ça tout de suite.

Il va vers le bar et Andréas commence à me parler, en tentant de tenir debout, s'appuyant sur moi par la même occasion.
Andréas : Alors tu vois, ici y'a que des bonnes meufs, celles qui couchent le premier soir !
Tom : Je vois...
Andréas : D'ailleurs Bill est sur le point de s'en faire une nouvelle. Ce type me tue, il est là depuis même pas 20 minutes et il a déjà un plan cul !
Tom : Il est où ?
Andréas : Dans le fauteuil là, avec cte putain de blonde !

Au même moment, Gustav revient avec mon verre et une très méchante idée me vient, je regarde Andréas.
Tom : Ca te dirait de te la faire ?
Andréas :Un peu que je veux, mais là elle est scotchée à lui !
Tom : T'inquiètes, je vais arranger ça.

Je me dirige lentement vers ma proie, un sourire mesquin sur les lèvres. Ils sont en train de se rouler une pelle monumentale, les mains du brun perdues dans le haut court de la fille que je ne pas appeler autrement que pétasse. Je m'approche sans me faire remarquer et laisse mon verre s'échapper de mes mains, tout son contenu se déversant sur le jean de Bill. Ça a pour effet de les décoller immédiatement, le brun se relevant brusquement. Je fais ma meilleure tête de désolé quand il cri.
Bill : Putain Tom ! T'aurais pas pu faire attention ?
Tom : Je suis désolé, on m'a poussé, je l'ai pas fait exprès...

Je me la joue tout penaud alors qu'en fait jsuis trop fier de moi. Il soupire et passe ses mains sur ses cuisses pleines d'alcool.
Bill : C'est pas grave, jvais aller dans la salle de bain pour arranger ça ! Toi ma belle tu bouges pas, je reviens tout de suite !
Il lui fait un clin d'½il et elle lui sourit. Retenez moi où je vais faire un malheur. Je me calme et attends que Bill soit monté dans les escaliers pour faire signe à Andréas que la voie est libre. Il prend place aux côtés de la fille et commence à lui tenir le crachoir, j'en profite pour m'éclipser doucement. Alors que je vais m'engager dans les marches, Gustav me dit.
Gustav : La salle de bain c'est la première à droite !
Ce mec sait vraiment tout c'est dingue ! C'est limite flippant en fait. Enfin bref, ne pas penser à ça, se concentrer sur ma cible qui est seul dans la salle de bain. Seul, plus pour longtemps. Je vois la porte et j'entre sans frapper.
Bill : C'est occupé...Tom ? Qu'est ce que tu fou là?
Tom : A ton avis ?

Il est penché devant le miroir, tentant de détacher son jean qu'il tient dans ses mains. Il est en boxer, hum, pas mal du tout, il est temps de profiter de la situation. Je m'approche de lui en me léchant les lèvres, ne laissant aucun doute sur mes intentions. Il s'apprête à remettre son pantalon mais je lui arrache des mains pour le jeter à un coin de la pièce. Il atterri dans un bruit sourd et Bill me regarde méfiant.
Bill : Tom...restes où t'es...
Tom : Pourquoi ? Tu vas avoir envie de me sauter dessus si jme colle à toi ?
Bill : Et puis quoi encore ! Jt'ai déjà dit que j'étais pas de ce bord là !!
Tom : C'est parce que t'as jamais essayé ! Je te croyais plus dévergondé que ça...tu me déçoit...
Bill : Je te déçoit ? C'est la meilleure celle là !
Tom : T'aime le sexe non ? Alors peu importe avec qui tu le fais tant que tu prends ton pied...

Il est maintenant face à moi, se collant contre la lavabo comme s'il volait fusionner avec. Je verrouille la porte avant de m'avancer vers lui sans m'arrêter.
Bill : Je t'ai dit de rester où t'étais !
Il essaye de s'enfuir mais je suis plus rapide et je le plaque dos contre la porte, me collant contre lui de tout mon long.
Bill : Laisse moi partir ! Y'a une fille qui m'attends ! Et elle m'attire, elle !
Il insiste bien sur le dernier mot mais je m'en fiche complètement. Je le désire vraiment trop et je ne peux pas laisser passer cette chance. Rien qu'en sentant son corps contre le mien, je bande, c'est plus fort que moi.
Tom : Ne t'inquiètes pas pour elle...je l'ai laissé entre de bonnes mains...
Bill : Quoi ?

Tom : Andréas prendra bien soin d'elle j'en suis sur !
Je me frotte doucement contre lui et soupire de bonheur en sentant son sexe se durcir contre ma cuisse. Je bloque ses mains qui tentent de me repousser et les plaquent à leur tour contre la porte, de chaque côté de sa tête. Je continu mes mouvements tout en déposant des baisers dans son cou. Il se tortille contre moi, m'excitant d'avantage.
Bill : Je t'en prie arrête...
Tom : Non...t'en a trop envie...
Bill : C'est faux...han...

Je descend lentement ses mains pour le maintenir tranquille en même temps que ma bouche descend elle aussi le long de son corps. Je me mets à genoux face à lui, bloquant ses mains de chaque côté de ses hanches. Ma tête fait face à son membre plus qu'éveillé. J'embrasse son aine et lèche son sexe par dessus son boxer, le faisant gémir.
Tom : Tu vois que t'aimes ça...
Bill : Comment veux tu que j'aime pas...t'es en train de lécher mon sexe...y'a rien de meilleur...
Tom : Je le sais bien...
Bill : C'est de la triche...
Tom : Il faut ce qu'il faut...

Je continue ma torture, embrassant et léchant son membre au travers du tissus, je le sens durcir encore plus. Il dégage brutalement ses mains et d'un geste violent, abaisse son vêtement et avance ma tête.
Bill : Fais le...maintenant...
Enfin il se rend. Je lui lance un regard malicieux et laisse ma langue glisser le long de son sexe tout en plantant mon regard dans le sien. Je refais ce mouvement plusieurs fois. J'ai l'impression de pas avoir fait ça depuis une éternité, reprendre du service avec lui, y'a rien de meilleur. Ses doigts s'enfoncent dans mes dreads et sa voix me supplie.
Bill : Je t'en prie...
Il est totalement à ma merci, c'est trop jouissif, les hommes sont vraiment tous les mêmes, ça se dit hétéro et dès que tu les tripote, il vire de bord.
Je fais quand même ce qu'il me demande, le prenant complètement dans ma bouche et sa tête bascule en arrière alors qu'il gémit.
Bill : Bordel c'que c'est bon...han...
J'ai de l'entraiment mon grand, qu'est ce que tu crois? Je fais des allées et retour sur son membre de plus en plus soutenues, je le suce toujours plus fort, aspirant la peau fine de son sexe. Ma langue va tourner autour de son gland comme je le ferai avec un sucette puis mes lèvres le suçotent doucement.
Bill : Putain...encore...
Je savais qu'il aimerai, ça loupe jamais, c'est un point hyper sensible. Mon sexe à moi est durement comprimé dans mon boxer. D'une main, j'abaisse mon baggy et mon sous vêtement d'un coup et me masturbe tout en continuant ma fellation. Ma bouche trace des lignes imaginaires sur son membre, mes lèvres déposent des baisers papillons puis d'un seul coup je le reprends brutalement et vais rapidement. Il ne sait plus où donner de la tête. Son bassin bouge de lui même pour aller à la rencontre de mes lèvres.
D'un seul coup, quelqu'un frappe à la porte, c'est l'autre pétasse.
Fille : Bill ? Tout va bien ? Ca fait plus d'un quart d'heure que tu es là dedans !
Bill : Je han...

Je viens de le lécher sur toute sa longueur en massant ses jolies petites fesses, il tremble et gémit plus qu'il ne parle.
Bill : Tout...tout va très bien...ne t'inquiète pas...
Apparemment il ne veut pas lui dire qu'il est en train de se faire tailler la meilleure pipe de sa vie par un mec, pas grave, je continue mon action et vais a nouveau titiller son gland. Il met sa main devant sa bouche pour étouffer un gémissement plus fort que les autres. Pendant ce temps l'autre blondasse veut toujours pas lâcher l'affaire. Ok...j'ai compris !!!
Je me relève brutalement et il me lance un regard incrédule.
Tom : Je te ferais rien de plus tant qu'elle aura pas dégagé...
Je lui dit ça à l'oreille en effleurant son sexe de main. Je le voit se mordre la lèvre inférieure. Il peut soit dégager et aller s'envoyer en l'air avec elle, soit rester et me laisser finir ce que j'ai commencé. Il ferme les yeux et respire un grand coup avant de dire.
Bill : Ecoute, je vais bien alors maintenant laisse moi...j'arrive dans pas longtemps !
Fille : Tu es sur ?
Bill : Oui jsuis sur !
Fille : Ok, je t'attends en bas...

On entends les pas s'éloigner. Je sourit et colle mon corps contre le sien, il sursaute en sentant mon sexe contre le sien.
Bill : Ton pantalon...tu l'as...
Tom : Enlevé oui...t'es vraiment trop excitant...fallait absolument que jme touche...
Bill : Tu t'es masturbé en me suçant ?
Tom : Oui...et c'était trop bon...mais...tout comme toi...j'ai pas encore jouit...

Je pose mes mains sur ses hanches et me frotte contre lui de haut en bas, faisant coulisser nos deux membres l'un contre l'autre. Ses mains à lui se posent à plat contre la porte, il ne veut pas me toucher, soit, je ferai sans. Ma bouche va trouver son cou et je le couvre de baiser tout en continuant mes mouvements que maintenant il accompagne. J'ai l'impression de me servir de lui pour me masturber mais c'est trop bon, son corps presque nu contre le mien putain. Nous portons encore nos tee shirt, ce qui apporte un petit côté pervers à la chose. J'entends ses gémissements s'amplifier dans mon oreille.
Bill : Han...oui...nom de dieu...
J'entends ses ongles racler contre le bois de la porte, son corps entier tremble alors qu'il se libère entre nous. Je ne tarde pas à le suivre, laissant échapper un gémissement rauque tout en mordant son cou violemment.
On reste quelques secondes sans bouger ni parler, cherchant à récupérer un souffle qui nous fait défaut. Puis je me décolle à regret de lui pour attraper une serviette que je lui tends. Il l'attrape sans me regarder et s'essuie pendant que j'en fait autant.
Un silence pesant règne. Chacun se rhabille dans son coin. Moi je suis sur un petit nuage, c'était trop bon. J'ai qu'une seule envie, recommencer, mais quelque chose me dit qu'il va pas être de cet avis.
Bill : Bon, maintenant que tu as eu ce que tu voulais, laisse moi tranquille !
Tiens, qu'est ce que je disais...
Tom : Non...
Bill : Non ?
Tom: Non je n'ai pas eu ce que je veux...je serai satisfait quand je sentirai ton sexe s'enfoncer en moi...
Bill : Ca n'arrivera jamais !
Tom : Tu veux parier ?

Il me lance un regard noir et sort de la pièce. Je le suis quelques minutes après histoire de pas attirer trop de soupçons sur nous. Je le retrouve la bouche à nouveau collé à celle de la blonde et vais alors vers Andréas et Gustav.
Tom : Bein alors ?
Andréas: Laisse tomber...elle est frigide cte meuf...
Gustav : En fait, ce qu'il veut dire, c'est qu'il s'est fait jeter !
Andréas : Hum...et d'ailleurs t'étais où toi pendant tout ce temps ?

Je leur fait un immense sourire très pervers.
Tom : J'étais disons...occupé si tu vois ce que je veux dire...
Andréas : Je vois tout à fait...elle était bonne ?
Tom : Trop bonne, je crois que je vais rapidement remettre ça...
Andréas : T'es des nôtres maintenant mec ! Allez viens ! Jte paye un verre pour fêter ça !
Tom : Avec joie, j'ai pas pu boire le mien tout à l'heure !

On rigole et on se dirige vers le bar et quelques minutes plus tard, je peux enfin siroter mon premier verre d'alcool de la soirée. On est en pleine discussion quand je vois Bill prendre la main de la fille et l'emmener vers les escaliers.
Andréas : Ha ha ! J'en connais un qui va bien s'amuser !
Gustav : Il semblerait oui. Bill ! La chambre d'amis s'il te plaît !
Bill : Je sais merci !

Gustav : La dernière fois t'as quand même fait ça dans la mienne abruti !
Je ne peut empêcher mes dents de se serrer de rage à l'idée qu'il puisse coucher avec elle. Je vide alors d'une traite mon verre et en redemande un autre pour compenser.
Quelques heures plus tard, la plupart des invités s'en vont et notamment la blonde en question dont je ne saurai jamais le nom d'ailleurs. Bof, ça m'empêchera pas de dormir. Je tente de lui demander où est Bill mais elle passe devant moi sans s'arrêter, encore une qui y a cru...
Je hausse les épaules et vais vers la chambre qui m'a été attribué. Gustav dort dans celle de ses parents, Andréas dans celle de Gustav, Bill et moi ayons les deux chambres d'amis. Je me mets en boxer et me cale confortablement dans mon lit et repensant à ce qui s'est passé quelques heures plus tôt dans la salle de bain. Quel pied sérieux. Jcrois que ce type est mon meilleur coup, enfin de ce que j'en ai vu.
Je suis sur le point de m'endormir quand quelqu'un frappe à ma porte. La tête dans le coltard, je titube et vais ouvrir. Il se tient devant, l'air fou de rage. Qu'est ce que j'ai fait encore ?

***

Tom : Bill, je peux savoir ce que tu fais là ? A cette heure ? Tu devrais déjà être en train de dormir après ta superbe partie de baise...
Je le provoque une fois de plus mais là, je suis peux être allé trop loin. Sans que j'ai le temps de dire ouf, son poing atterri sur ma joue, me propulsant par terre. Je lui lance un regard rempli de haine qu'il me renvoie.
Tom : Je peux savoir ce que j'ai dit de mal ?
Bill : Qu'est ce que tu m'as fait ?
Tom : Bein à part la fellation de ta vie jvois pas !
Bill : C'est justement ça le problème !
Tom : Problème ?

Je vois pas du tout où il veut en venir. Qu'est ce qui a bien pu se passer dans cette chambre avec l'autre pétasse pour qu'il m'en veuille à ce point ?
Bill : Oui ! Tout ça c'est ta faute !
Tom : Tout ça quoi ?
Bill : J'étais bien avec elle, on s'embrassait, on allait passer aux choses sérieuses mais...
Tom : Mais ?
Bill : J'ai pas réussi à...
Tom : Pas réussi...

J'analyse cette info deux minutes et trouve facilement la réponse en regardant son visage rouge et son regard fuyant.
Tom : T'as eu une panne ? Non tu déconne là ?
Il me lance un regard appuyé.
Tom : Tu déconne pas...
Bill : Hum...
Tom : Oui bon ok, mais je vois pas quel rapport ça à avec moi, si elle sait pas s'y prendre c'est pas ma faute !
Bill : Si c'est ta faute car quand j'y suis enfin arrivé, c'est pas à elle que je pensais, mais à toi ! Et au moment où j'ai jouis c'est ton nom que j'ai crié au lieu du sien !

Alors là je suis sur le cul, mais vraiment, je l'ai pas vu venir ce coup ci. Je sais pas trop ce que je dois dire, je suis désolé ou bien, vient on va remettre ça et tu criera pas mon nom pour rien. Mais la deuxième proposition l'emporte haut la main dans ma ptite cervelle de pervers. Je sourit malicieusement, il est déstabilisé, c'est trop tentant.
Tom : Hum...arrête, rien que d'imaginer ça tu m'excite...
Bill : Tom ! Je suis sérieux, je comprends pas ce qui se passe ! On s'en rencontré avant hier et aujourd'hui on en est là !
Tom : Oui et ? Je trouve que tu te prends bien trop la tête pour quelqu'un qui se prétends cool...
Bill : Généralement je suis pas comme ça mais là...c'est différent...
Tom : Parce que jsuis un mec c'est ça ? Bill, tu sais quand même à quel point tu attires les gars du bahut, me fait pas croire que t'as pas vu leurs regards !
Bill : Oui je le sais, mais aucun n'avait jamais osé m'aborder, comme toi tu l'as fait, si directement...
Tom : Jsuis comme ça, quand jveux un truc, je me débrouille pour l'obtenir, ça sert à rien de tourner trois plombes autour du pot, autant y aller franco, ça passe ou ça casse...et avec toi, je sens que ça va bien passer, même si t'es plutôt bien membré...

Je lui fait un sourire carnassier et il me fusille du regard. Ok, j'avoues c'était assez lourd comme blague mais c'est on ne peut plus sincère, ce mec à un engin absolument énorme !
Tom : Bein quoi ? Tu vas pas me dire que t'y as pas pensé ? Sinon pourquoi tu serai venu ici, en pleine nuit, pour me raconter ça ? Ca aurait pu attendre demain non ?
Bill : Hum...

Je hausse les sourcils.
Bill : Bon ok, l'idée m'a peut être, je dis bien peut être, effleuré mais bon, faut me comprendre aussi, avec ce que tu m'as fait tout à l'heure...
Tom : t'as aimé hein ?

Il rougit avant de répondre.
Bill : Oui, t'es trop doué pour ça.
Tom : T'es pas le premier à me le dire mais ça fait toujours plaisir à entendre !
Bill : C'est pas la modestie qui t'étouffe toi !
Tom : Bein quoi ? C'est toi qui l'as dit en premier !
Bill : T'étais pas obligé d'en rajouter !

Je soupire.
Tom : Bill...
Bill : Quoi ?
Tom : Tais toi et dit moi une bonne fois pour toute ce que tu veux.

Je le vois se triturer les doigts, la nervosité, il hésite mais je ne ferai rien tant qu'il ne me l'aura pas demandé, je veux que ça vienne de lui cette fois. A lui de savoir ce qu'il veut.
Bill : Ce que je veux...je ne sais pas vraiment...en fait, je sais même pas pourquoi je suis là ! Ca me ressemble pas !
Tom : Bein décide toi ! J'ai pas toute la nuit moi !
Bill : Je voudrais rester avec toi cette nuit...
Tom : Ok, allez vient.

Je lui prends la main et l'emmène vers le lit. Je me couche, toujours en boxer tandis que lui se mets dans la même tenue. Il rougit avant de venir s'allonger à mes côtés. A peine j'ai éteint la lumière que je me colle contre lui, mon torse appuyé sur son dos, il sursaute.
Tom : Quoi ? Tu croyais tout de même pas que j'allait dormir tranquillement avec ton corps si près du mien ?
Bill : L'espace d'un instant, si, j'avoues que j'y ai cru !

Je décide de prendre ça pour de l'humour et dégage doucement les cheveux de sa nuque pour l'embrasser, lui donnant des frissons. Je mordille le lobe de son oreille et glisse mes mains sur son torse dégagé, faisant pointer ses tétons. Mes doigts retracent lentement ses abdominaux naissant, effleurant à peine sa peau avant de le caresser plus franchement, collant vraiment mon corps contre le sien. Je l'entends soupirer, hum, il se laisse aller et se détends mais je veux pas qu'il s'endorme moi. Ma main descend le long de son corps et passe sur son boxer, un de mes doigts glissent à l'intérieur, jouant avec l'élastique. Ses hanches bougent en arrière, me faisant comprendre qu'il en veut plus. Alors ma main plonge dans son boxer pour saisir son sexe déjà dur, il laisse échapper un gémissement qui me donne des frissons à mon tour. J'abaisse son vêtement avant de le balancer au travers de la pièce, rapidement suivit du mien. Putain, son corps nu contre le mien, comment c'est bandant...
Mon sexe glisse entre ses fesses et je le sens trembler, de peur cette fois.
Tom : Ne t'inquiète pas...j'irai pas jusque là...
Il pousse un soupire et se détends immédiatement. D'habitude j'aime me faire prendre mais bon, jme vois bien le dominer lui...On verra plus tard, chaque chose en son temps. D'abord profiter du fait qu'il me laisse le tripoter, ce qui n'est pas rien. Je le masturbe lentement, faisant rouler la peau sous mes doigts, il se cambre contre moi.
Bill : Encore...
Tout ce que tu veux mon beau. J'accélère progressivement mes mouvements, pour les ralentir aussitôt, je veux le rendre fou, je veux qu'il me supplie à nouveau. J'ai trop envie de le sucer mais je vais pas lui faire ce plaisir une deuxième fois, histoire de le frustrer un peu. J'arrête de le toucher et l'entends pousser un soupire de mécontentement.
Bill : Pourquoi tu t'arrêtes ?
Tom : J'ai mieux à te proposer et puis, tu n'es pas le seul à vouloir prendre du plaisir...
Bill : Je...enfin...
Tom : Je sais que tu veux pas me toucher...j'ai une solution...

Je le fais rouler sous moi, l'allongeant sur le matelas, me mettant sur lui, entre ses jambes qu'il écarte en rougissant.
Tom : T'as pas l'habitude d'être en dessous...
Bill : Evidemment...avec les filles c'est toujours moi qui domine !

Il me dit ça le rouge aux joues et je rigole. Ça fait trop bizarre de le voir comme ça, tout timide sous moi, lui, le tombeur de filles. Si elle le voyait comme ça jsuis sur qu'elles craqueraient encore plus pour lui ! En attendant c'est sous moi qu'il est...niark...
Je me penche pour l'embrasser mais il détourne la tête. Ça non plus je peux pas...ok...je vois le genre. Fais moi prendre mon pied mais rien de plus. Il assume toujours pas d'être là, il ne pense qu'au plaisir. Je me sens un peu frustré malgré tout, j'ai trop envie de goûter ses lèvres. Je le vois fermer les yeux, je pose mes avants bras de chaque côté de sa tête et pousse en avant, nos sexes se touchent et il frémis. Ses mains vont se perdre dans les draps et il fronce les sourcils. J'entame un mouvement d'avant en arrière, embrassant son cou à défaut d'avoir ses lèvres. Il écarte plus franchement les cuisses, collant son bassin au mien, remontant ses jambes contre mes hanches. Comme on est cachés par les draps, si quelqu'un rentrait maintenant, il aurait l'impression qu'on couche ensemble. Je m'appuie encore plus sur lui et vais de plus en plus vite, sentant ses hanches bouger contre les miennes. On trouve rapidement le rythme qui nous fait tous les deux perdre pied. Je gémis dans son cou et lui à mon oreille. Nos gémissements perturbant le silence de la pièce, agrémentés pas les bruits des froissements des draps et le vieux matelas qui grince. Mes mains descendent le long de son torse et je m'agrippe à ses hanches, poussant contre lui, j'y suis presque, mais je veux le faire venir d'abord. Ma langue se perd une fois de plus dans son cou, je lui fait un suçon magistral et il gémit.
Bill : Han putain...
Son corps se tend et je le sens éjaculer sur nos ventres, je ne tarde pas à le suivre, enfonçant ma tête dans l'oreiller pour atténuer mon cri. J'entends sa respiration saccadée, il ose poser ses mains dans le bas de mon dos et plonge sa tête dans mon cou, en une étreinte apaisante. Je nous nettoie approximativement avec un bout du draps avant de me réinstaller contre lui. Il est sur le point de protester puis se ravise visiblement pour fermer les yeux et entourer mon dos de ses bras minces. Je m'endors comme ça, coller contre lui, ça fait longtemps je n'ai pas dormit avec quelqu'un, en règle général, je me barre vite fait après avoir tiré mon coup. Mais là, j'ai pas envie de partir et même si je le voulais, j'ai trop la flemme.
Je suis réveillé par les rayons du soleil, ptain j'avais oublié de fermer les rideaux, doit être supra tôt. Je sens un corps contre le mien et je me rappèle instantanément de ma soirée. Je regarde mon portable, 8h, bordel...on est samedi mon dieu...
Je dois réveiller l'autre marmotte car si un des deux autres nous surprends comme ça, ça va jaser un max !
Je le secoue doucement et il grogne, apparemment pas très content que je le tire de son sommeil si agréable.
Tom : Bill...réveille toi !
Il grogne encore, enfouissant sa tête sous l'oreiller que je m'empresse d'ôter. Il fronce les sourcils.
Bill : Quoi ? J'ai encore sommeil ! On est samedi !
Tom : Tu veux peut être que tes potes te vois sortit d'ici ?
Bill : Ha ouais...j'avais pas pensé à ça...bon j'y vais alors...et Tom ?
Tom : Ouais ?
Bill : Comment on va faire pour nous ? Devant les autres je veux dire ?
Tom : Nous ? Y'a pas de nous Bill ! On fait des trucs ensemble mais c'est tout ! Et puis de toute façon t'es pas homo jme trompe ?
Bill : Je...je commence sérieusement à me poser la question...
Tom : Désolé si j'ai perturbé tes certitudes ! Mais tu vois, moi, jsuis comme toi avec les filles, je couche mais jme case pas ! La corde au cou et les sentiments, très peu pour moi !
Bill : Je vois...
Tom : Bon, jvais aller prendre ma douche, on se voit pour le ptit déj ! Et si jamais ça te reprends de vouloir te faire tripoter par un mec, tu sais où me trouver !

Je ne lui laisse pas le temps de répondre, je remets mon boxer, me lève et vais vers la salle de bain en baillant. Je me glisse avec délice sous l'eau chaude, ça fait grave de bien, je me sentais poisseux. C'est un truc que je déteste avec ce genre d'activités, avoir du sperme collé sur moi, encore plus en moi, je mec qui m'éjaculera dedans est pas encore né !
Je retourne dans ma chambre désormais vide et m'habille, encore la tête dans le cul. Je descend les escaliers, poussé par une odeur de café. Je retrouve Gustav dans la cuisine, le journal dans les mains, une tasse fumante devant lui. Je m'assoies comme une larve en face de lui.
Tom : 'Lut...
Gustav : Bonjour. Café ?
Tom : Avec plaisir !

Il se lève et me sers, j'attrape la tasse avec un plaisir non dissimulé. Il s'installe à nouveau devant moi.
Gustav : Alors ta soirée ?
Tom : Pas mal du tout ma foie !
Gustav : Je me doute...

Son regard en dit long.
Tom : Gustav ?
Gustav : Ouaip?
Tom: T'as des dons de voyance ou un truc dans le genre ? Nan parce que j'ai l'impression que tu sais toujours tout !

Il se marre avant de répondre.
Gustav : Non pas du tout ! Mais bon, avec toi c'est pas dur de deviner ! Ca m'étonne de te voir debout de si bonne heure d'ailleurs !
Tom : J'ai oublié de fermer les volets, ça pardonne pas ! Mais et toi ?
Gustav : L'habitude, j'aime pas dormir tard, j'ai l'impression de perdre mon temps !
Tom : Bein au moins grâce à ça j'ai du café chaud tout près !

On rigole tout les deux et on continu de parler de tout et de rien avant de voir débarquer Bill, tout propre et tout beau. Il nous fait un sourire et s'assois à côté de moi. On fait comme si de rien n'était. S'il savait qu'un de ses meilleur pote est au courrant de ce qui se passe entre nous, jsuis sur que ça le ferait sauter au plafond le pauvre petit hétéro !
Tom : Manque plus qu'Andréas !
Gustav : Alors lui, pas la peine d'espérer le voir avant midi !
Bill : Clair ! Il est pas du genre lève tôt mais avec la cuite qu'il s'est prise hier soir, le réveil va être douloureux !

Je balaye la cuisine du regard quand...
Tom : Dites ?
Les deux : Ouaip ?
Tom : Si on l'aidait à émerger ?
Gustav : Dis m'en plus...

Je me lève et vais prendre le minuteur qui traîne sur le plan de travail. Je leur montre.
Tom : J'ai une très méchante idée...
Ils comprennent tout de suite et me suivent quand je monte vers la chambre de l'endormi. J'ouvre tout doucement la porte et m'avance vers la table de chevet. Je remonte le minuteur d'environ 5 minutes, le pose sur la dite table et m'en vais tel un voleur. Je retrouve mes deux complices derrière la porte et je regarde ma montre, attendant le moment fatidique. D'un seul coup, le bruit strident se fait entendre, rapidement suivit d'un cri digne d'un homme des cavernes !
Andréas : HHHHHAAAAAA !!!!!
Puis deux secondes plus tard.
Andréas : Je vais vous tuer !!! Bande de salauds !!!
On rigole comme des cons avant de redescendre à toute vitesse vers la cuisine. Notre pauvre victime apparaît quelques minutes plus tard et nous lance un regard noir avant de dire.
Andréas : Ca se paiera !
On s'écroule presque par terre en le voyant les cheveux dans tous les sens, encore en caleçon, il est pas très crédible !!
Quelques heures plus tard, mon paternel vient me chercher. J'en profite pour lui présenter mes nouveaux amis, il regarde attentivement Bill, fonçant les sourcils. Dans la voiture, il me dit.
Jörg : Dit moi...la « bombe hétéro » dont tu me parlait, c'est ce jeune garçon androgyne ?
Tom : Bill ? Ouaip !
Jörg: On dirait vraiment une fille...je suis étonné qu'il soit hétéro...
Tom : Plus pour très longtemps...jsuis en train de lui faire subir une vraie lobotomie !

Mon père rigole et nous ramène à la maison. Le reste de la journée, je fais pas grand chose à part regarder la télé, jouer à la console ou encore manger, une après midi digne d'un samedi : ennuyeuse à mourir !
Tout comme le lendemain d'ailleurs, mes parents sont parti se balader en amoureux et je me retrouve seul avec moi même !
Je suis affalé dans mon canapé et cherche dans mon répertoire quelqu'un à déranger, histoire de m'occuper.
Je tombe sur le numéro de Gustav, il me l'a donné ce matin, soit disant « au cas où ».
Je lui envoie un texto qui dit :
« Slt, tu pourrais me passer le tel de Bill STP ? »
La réponse arrive deux minutes plus tard. J'y trouve le numéro en question suivit d'un :
« pas trop de folies, va pas me le traumatiser XD ! »
Je rigole avant de faire bon usage de ce qu'il vient de me donner. Je rédige donc un message pour ma « bombe atomique » ou encore appelé « monsieur l'homo qui s'ignore ».
Je fais supra simple et direct :
« Slt beauté ! Je m'ennuie grave, ça te dit de venir égailler mon après midi ? Tom »
J'appuie sur envoyé. Je vois qu'il l'a reçu. Même pas quelques secondes après, mon portable vivre et je vois « un nouveau message de Bill ». Je l'ouvre et sourit de toutes mes dents en voyant ce qu'il a écrit...

# Postato venerdì 14 novembre 2008 21:39

Chapitres 4 + 5 + 6

Chapitres 4 + 5 + 6
« Espèce d'obsédé >.< »
Il a pas tord cependant, je suis bel et bien un gros obsédé. Mais que voulez vous, j'ai 18 ans et les hormones qui me travaillent alors bon...C'est pas quand je serai tout vieux et tout ridé que je pourrai m'envoyer en l'air avec des canons !
Je lui réponds :
« Ca veut dire oui ? »
Je pose mon téléphone à côté de moi et le sens vibrer à nouveau quelques instants plus tard.
« Ca veut dire oui... »
« Ok alors viens chez moi, jte donne l'adresse... »
Une fois ma réponse tapée, il n'y a plus qu'à attendre. Je monte dans ma chambre pour essayer de la ranger un peu, on peut rien faire sur un lit sur lequel il y des fringues entassées !
Je réfléchi en rangeant, je trouve que Bill a « succombé » rapidement, c'est bizarre, je pensais qu'il ferait preuve de plus de résistance. Est ce que jsuis vraiment irrésistible ou alors il se posait déjà des questions sur sa sexualité avant de me rencontrer...
Aux vues des conseils que m'a donné Gustav, ça serait pas étonnant en fait. Je m'étonne aussi d'avoir « craqué » pour un type tel que lui, il est tellement androgyne, ça me ressemble pas, jsuis plus du genre à me draguer des gros baraqués d'habitude. Mais lui, il a vraiment un visage d'ange. Je me demande à quoi il peut bien ressembler sans maquillage...
Je suis encore en train d'essayer de faire tenir mes vêtements dans mon armoire quand la sonnerie de la porte d'entrée m'appel. Je râle et fourre tout sous mon lit, voilà, comme ça, ça sera très bien !
Je descend les escaliers en sautillant, tout content de l'allure que prend mon après midi. Je m'arrête juste devant la porte et remets un peu ma casquette et mes fringues, je sors mon sourire numéro 3 (dédicace à ma Fifi XD !!!) et lui ouvre.
Tom : Hello poupée !
Bill : 'lut...

Il ne bouge pas, puff...ce mec m'exaspère...
Tom : Bein entre ! T'attends quoi ? Une invitation ?
Il entre donc, soufflant sur ses mains pour les réchauffer. C'est vrai qu'avec le temps qu'il fait il doit pas avoir très chaud. Sa veste recouvre à peine son ventre et son pantalon est vraiment bas. Pas autant que les miens mais quand même.
Bill : Brrr...il fait trop froid dehors !!
Tom : Tu m'étonnes ! T'as vu comment t'es habillé aussi ? T'as pas une veste encore plus courte ?
Bill : C'est mon style ! Toi t'as des pantalons tellement larges et bas qu'on a l'impression que t'as chié dedans !

Toujours aussi aimable à ce que je vois. Il a vraiment un foutu caractère, mais j'avoue que ça me plaît bien, j'ai pas souvent de répondant à mes piques. La plupart des mecs ont trop peur que jlé lâche alors ils se font tous petits. Ce qui sert à rien puisque je les lâche quand même. Bon, on va passer toute l'après midi dans l'entrée.
Je m'approche et commence à lui défaire sa veste, il me regarde incrédule.
Tom : T'es vraiment une chochotte ! Il fait bon ici, t'as plus besoin de ça !
Bill : J'ai cru que...
Tom : T'aurais aimé hein ? T'inquiètes ça viendra !

Il se renfrogne et avance vers le salon pendant que j'accroche sa veste au porte manteau.
Tom : Assis toi, tu veux boire quelque chose ?
Bill : Un truc chaud de préférence...jsuis vraiment gelé d'avoir marché jusqu'ici !
Tom : Un chocolat chaud ça te va ?
Bill : C'est parfait !

Je vais dans la cuisine et prépare les boissons puis reviens pour m'asseoir à ses côtés. Je note qu'il garde une certaine distance entre nous. Jsuis pas une bête non plus, je sais me tenir, enfin, ça m'arrive...parfois...
Ouais mais non, en fait, avec lui c'est impossible...
Au moment où il pose sa tasse sur la table basse, je vois enfin l'occasion d'engager les choses intéressantes...
Je m'approche doucement et passe mon pouce sur un côté de sa bouche, je le porte à ma bouche et le lèche lentement. Il me dévore des yeux.
Tom : Tu avais du chocolat...
Si j'avais pu, je l'aurai embrassé, immédiatement, mais je sais que je ne peux pas, il ne veut pas. Je soutiens son regard brûlant et je suis sur le point de parler quand je vois son visage se rapprocher dangereusement du mien, sa langue passe alors le long de ma lèvre supérieure, doucement, je remarque qu'il a un piercing à cet endroit. Il me regarde malicieusement ensuite.
Bill : Toi aussi...tu en avais...du chocolat...
Excuse bidon puisque moi j'ai pris un café, mais j'apprécie le geste. Il prends enfin des initiatives.
Tom : Tu m'avais pas dit que tu avais un piercing à la langue.
Bill : Tu me l'as jamais demandé !

Tom : Excuse moi de pas poser ce genre de question à chaque personne que je rencontre !
Bill : Rhho c'est bon !
Tom : Ca fait combien de temps?
Bill : Environ 6 ans...
Tom : Et tu sais que dans certaines situations ça peut être vraiment trèèès agréable ?
Bill : Je suis au courrant merci, les filles me l'ont assez répété !
Tom : T'as d'autre tatouages que l'étoile sur ton ventre ?
Bill : Oui, un dans le cou et j'ai l'intention de m'en faire un sur l'avant bras bientôt, et toi ?
Tom : Nan, j'aime pas les tatouages, en fait, j'aime pas tout ce qui est irrémédiable, je veux dire un tatouage, tu l'as pour la vie, si un jour il te plait plus t'es dans la merde !
Bill : Peut être...

Je le vois baisser la tête une fois de plus. Puis il la relève d'un cou, me faisant presque sursauter tellement c'était brusque.
Bill : Tom ?
Tom : Ouais ?
Bill : J'ai envie de t'embrasser...

Alors là je suis abasourdi. J'ai bien entendu. Mais pas de soucis mon grand. Demandée comme ça, la chose se refuse pas !
Tom : Pas de problème...j'ai bien envie de tester ton piercing...
Il s'avance vers moi, hésite un instant puis se mets à califourchon sur mes genoux, de moins en moins farouche dites moi...Ca me plaît assez, c'est pas drôle de toujours lui courir après. Ses bras passent autour de mon cou et sa bouche entre enfin en contact avec la mienne. C'est d'abord timide, chacun teste l'autre, cherche ses marques. Je glisse mes bras autour de sa taille et le serre contre moi tout en lui ouvrant la bouche pour intensifier le baiser, que ça soit un baiser dans les règles de l'art, avec la langue et tout. Putain, ce piercong froid dans ma bouche c'est, indescriptible tellement c'est bon, ça apporte vraiment un plus à la chose...Je ne peux m'empêcher de me demander quel effet ça ferait s'il m'embrassait ailleurs...genre plus bas sous la ceinture par exemple...
Je continue de l'embrasser avec plaisir mais mes mains baladeuses n'en font qu'à leur tête, elles défont sa ceinture et son jean puis vont sur ses fesses pour plonger sous le tissus, le rapprochant encore plus de moi si c'est possible. Les siennes caressent doucement ma nuque, plongeant parfois dans mes dreads. Alors que je passe dans son boxer, il gémit dans ma bouche, c'est trop excitant bordel.
Il se frotte contre moi, augmentant mon excitation. S'il continu je vais le prendre sur le canapé dans les minutes qui suivent. Je suis sur le point de l'allonger quand la porte d'entrée claque violemment. Merde, mes parents, mais qu'est ce qu'ils foutent là maintenant ?
Bill se détache violemment de moi et s'assois à mes côtés, tout rouge, avant de refermer rapidement son pantalon. Je soupire et me lève du canapé.
Simone : Tom ! Mon chéri, tu es là !
Tom : Bien sur que je suis là, où veux tu que je sois ?
Jörg : Parle autrement à ta mère jeune homme ! On s'inquiétait pour toi, on pensait que tu étais sorti !
Tom : Et alors ?
Simone : Tu n'as pas vu le temps qu'il fait ?
Tom : Non pourquoi ?

Je me tourne vers la fenêtre et voit que dehors c'est limite la tempête tellement il neige.
Tom : C'est pour ça que vous êtes là aussi tôt ?
Jörg : Oui, pourquoi, on te dérange ?
Tom : Ouais, jsuis pas tout seul voyez vous, lève toi.

Bill se lève à son tour pour faire face à mes parents, la tête basse, comme un enfant pris en faute. S'il savait tous ce que mes parents ont vu avec moi...
Bill : Bonjour...
Simone : Bonjours mademoiselle ! C'est rare de te voir avec des filles Tom, la dernière fois ça remonte à des années !

Je vois Bill rougir et mon père se retient de rire derrière, je soupire devant la crédulité de ma mère, elle espère toujours que je vais devenir hétéro, pour être grand mère sans doute.
Tom : Maman, c'est un garçon, et il s'appelle Bill.
Simone : Ho...ho pardon je suis désolé ! Mais avec ce maquillage je...
Bill : C'est pas grave, ça m'arrive souvent...

Mon père se remet de sa crise de fou rire et s'avance vers Bill, lui serrant la main en souriant.
Jörg : Bonjour, je m'appelle Jörg, je suis le père de Tom, et voici ma femme Simone, soit le bienvenue chez nous.
Bill sourit à son tour.
Bill : Merci monsieur, mais je crois que je vais rentrer chez moi maintenant.
Simone : Avec ce temps ? Pas question c'est trop dangereux !
Jörg : Elle a raison, tu n'as qu'à appeler tes parents pour leur dire que tu restes dormir ici, si tu veux je peux le faire.
Bill : Je...je voudrais pas déranger...
Tom : Mais puisqu'on te le propose enfin !
Bill : D'accord...je vais téléphoner chez moi...

Il s'en va quelques minutes dans la cuisine pour passer son coup de fil.
Simone : Est ce que lui et toi vous... ?
Tom : On est pas encore passé aux choses sérieuses si c'est ce que tu demandes...c'était bien parti pour mais vous nous avez interrompu...
Jörg : Il va devoir dormir avec toi dans ta chambre, essayez d'être discret ! Les murs sont pas insonorisés ici !
Tom : Je ferais ce que je peux...
Simone : Tu pourrais aussi ne rien faire...
Tom : Et puis quoi encore ?

Le sujet de notre discussion entre à ce moment là dans la pièce, tous nos regards se tournent vers lui, le mettant apparemment mal à l'aise.
Bill : Ma mère est d'accord, elle viendra me chercher demain matin, elle s'inquiétait elle aussi, ça la rassure de savoir que je suis là !
Simone : Parfait ! Bon je vais aller préparer le repas, tu veux bien venir m'aider Bill ? Pendant ce temps, Tom et son père vont aller installer le matelas dans la chambre.
Tom : Ouaip, tu dors avec moi ce soir !

Je lui fais un clin d'½il et je le vois changer de couleur. Mais j'ai compris ce que ma mère voulait faire, ça, ça veut dire, Jörg, parle à ton fils !
Elle entraîne alors Bill dans la cuisine pendant que je monte dans ma chambre avec mon père. On récupère le matelas qui traîne dans la buanderie et on l'installe avant de mettre un drap et un duvet dessus.
Tom : Tu voulais me dire quelque chose ?
Jörg : Comment tu le sais ?
Tom : Je connais maman...

Mon père me sourit et s'assois sur mon lit, m'invitant à en faire autant. Je prends donc place à ses côtés.
Jörg : Tom...est ce que...est ce que ce jeune homme est consentant vis à vis de tout ce que tu lui fais ?
Tom : Tu veux dire quoi par là ?
Jörg : Tu m'as dit qu'il était hétéro non ? Et, même s'il te plaît, tu ne peux pas le forcer à changer, tu risque de le perturber plus qu'autre chose !

Je mordille ma lèvre inférieure, il n'a pas tout à fait tord.
Tom : J'avoue que j'y suis peut être allé un peu fort mais...il a répondu...et il m'a dit lui même qu'il se posait des questions...
Jörg : Oui, mais, et après ?
Tom : Comment ça après ?
Jörg : Je te connais Tom, une fois que tu auras eu ce que tu voulais, tu le laisseras tomber pour repartir en chasse, que lui arrivera-t-il à ce moment là ?
Tom : Je...je ne sais pas...
Jörg : Je ne te juge pas, je dois avouer qu'il est vraiment très beau et je comprends qu'il te plaise, mais réfléchis avant d'aller plus loin avec lui. S'il te donne, « sa virginité », ça signifiera beaucoup pour lui, ce n'est pas facile pour un homme de laisser un autre lui faire ça...tu le sais bien toi même...

Tom : Tu es en train de me demander de tout arrêter ?
Jörg : Non, je te mets en garde. Après, si tu es amoureux de lui, c'est différent...
Tom : Amoureux ?
Jörg : Oui, c'est le première fois que tu nous présente quelqu'un qui t'attires, d'habitude on te retrouve au lit avec et tu le fais partir sans même nous donner son nom ! Et puis, peut être que lui, il a des sentiments pour toi...

Je repense alors à vendredi soir, quand il s'est endormi contre moi, me serrant dans ses bras. Le baiser qu'on a échangé, chose qu'il m'avait refusé l'autre soir, les initiatives qu'il a pris...Mon père n'est peut être pas loin de la réalité...Putain j'avais pas pensé à ça...
Jörg : Ca te n'as pas effleuré ?
Tom : Non...
Jörg : Mets toi à sa place Tom...S'il tombe amoureux de toi , d'un homme et que tu le laisse tomber...Il aura beaucoup de mal à s'en remettre...

Je me contente de baisser la tête, il a raison.
Jôrg : Toi, qu'est ce que tu ressens pour lui ?
Tom : Je ne sais pas, c'est différent d'avec les autres c'est sur mais de là à dire que je l'aime...

Mon père pose une main réconfortante sur mon épaule et me sert contre lui. Je ferme les yeux un instant. On reste comme ça quelques minutes, j'ai de la chance de l'avoir, c'est vraiment un père formidable.
Jörg : Allez viens, on va rejoindre les autres.
Tom : Oui...

On descend les escalier et on entend des rires provenant de la cuisine. Ma mère et Bill sont manifestement en pleine discussion. C'est amusant de le voir avec un tablier sur lui, il est mignon comme ça. Mon père et moi on s'avance vers eux.
Jörg : Je vois qu'il y a de l'ambiance ici !
Simone : Oui ! Bill est vraiment adorable et il sait cuisiner ! Tu devrais prendre exemple sur lui Tom !
Bill : Il si nul que ça ?
Jörg : Ho oui ! Mo pauvre fils ne sait pas même faire cuire un ½uf !

Ils rigolent tous les trois de mon incapacité culinaire, c'est vrai quoi, j'aime manger, pas faire la bouffe ! Je me laisse entraîner par cette ambiance chaleureuse et me dit que, ça serait finalement pas si mal d'avoir Bill plus souvent à la maison...
A table ce soir là, la discussion tourne autour de moi. J'ai été proclamé tête de turc du moment ! Mes parents n'arrêtent de raconter des anecdotes plus ou moins gênantes de moi à Bill qui se marre comme une baleine. Je ne dis rien, j'aime son rire, il est tellement agréable à mes oreilles, à ce moment là, j'aurais aimé le serrer dans mes bras.
Après le repas, on reste un peu devant la télé avec mes parents avant de monter dans ma chambre. Une fois entré, je ne sais pas trop quoi faire...
Je lui propose de dormir avec moi et profite de son corps une fois de plus ?
Ou alors je le laisse dormir sur le matelas pour pouvoir réfléchir à ce que mon père m'a dit. Ca n'arrête pas de tourner dans ma tête...
C'est la première fois que je m'inquiète de ce que peu bien ressentir une de mes « proie », j'ai terriblement envie de lui mais...je ne veux pas lui faire de mal...
Je ne suis plus sur de rien. Je le regard et il semble percevoir mes doutes car, de lui même, il prend la décision que moi même, je n'arrivais pas à prendre...

***

Il s'avance vers moi et me dit.
Bill : J'aimerai dormir avec toi, juste dormir, tu crois que c'est possible ?
Je réfléchis un instant, c'est un bon test, si je tiens vraiment à lui, il va falloir que je me contrôle. Je le regarde droit dans les yeux, lui aussi il a compris, il veux savoir à quoi s'en tenir. Très bien, c'est parti.
Tom : D'accord, mais, garde ton tee shirt ok ?
On est jamais trop prudent quand il s'agit de dormir toute une nuit contre ce corps là...Un accident est si vite arrivé...
Il hoche la tête et va s'enfermer dans la salle de bain attenante à ma chambre pour se changer. Je fais pareil de mon côté, retirant ma casquette et mes vêtements. Je suis pensif, comment je vais bien pouvoir faire pour pas avoir d'idée mal placée ?
Il réapparaît devant moi, son regard hésitant et les paroles de mon père me reviennent en mémoire. Je n'ai pas le droit de lui faire ça, non pas parce que je l'aime mais parce que je ne veux rien faire que je pourrais regretter. Il est sensé, je dit bien sensé hein, être hétéro et, comme dit mon père, s'il me permet d'aller plus loin, ça voudra dire beaucoup de choses. Je ne peux pas faire ça sans être sur de moi de mon côté.
Je respire un bon et m'allonge, lui faisant signe d'en faire autant, il m'observe un moment puis se décide à prendre place à mes côtés. Chacun allongé sur le ventre, on se regarde puis j'éteint ma lampe de chevet. Je ferme les yeux, me mettant sur le côté, lui tournant le dos, bien décidé à dormir quand je le sens se coller timidement à moi, cherchant juste le contact, une source de chaleur. Je me mets des claques mentalement pour m'empêcher d'en profiter. Je prends son bras et le passe autour de ma taille, serrant sa main dans la mienne. Je ne sais pas encore ce que je ressens pour toi Bill, mais je compte bien le découvrir. Tu ne mérites pas que je te blesse...
Je m'endors rapidement, bercé par sa respiration calme.
Le lendemain, j'émerge doucement, son corps toujours contre le mien même si notre position à quelque peu changé. Je suis sur le dos et sa tête repose sur ma poitrine. Je le regarde dormir quelques instants, me permettant même de passer ma main dans ses cheveux puis je me dégage, l'appel de l'estomac, vous comprenez...
Je retrouve mon père assis devant son journal accompagné de son éternel café, ma mère s'afférant derrière les fourneaux. Je dois avouer que les petits déjeuner de ma mère, je m'en lasserais jamais.
Jörg : Bonjour Tom !
Tom : B'jour...
Simone: Ho mon chéri! Tu n'aurais pas du te lever aussi tôt ! Le lycée a téléphoné et tu n'as pas cours aujourd'hui à cause du temps d'hier !
Tom : Et c'est maintenant que tu me le dit ?
Jörg : Bill dort toujours ?
Tom : Oui...il peut faire la grasse matinée, LUI !

Simone : Arrête de râler et viens manger, j'ai fait des gaufres ce matin !
Tom : Han...gaufres...*__*

Je m'assois en face de mon père, tout de suite de meilleur humeur et laisse ma mère mettre 3 gaufres toutes chaudes dans mon assiette. J'engouffre tout ça en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et me rappelle alors que j'ai un invité.
Tom : Il faudrait peut être que j'aille le réveiller quand même...sa mère doit venir le chercher...
Jörg : Oui, va donc réveiller ta petite marmotte.

Je rigole et me lève pour retourner dans ma chambre. Je vois mon bel endormi, désormais sur le dos, ronflant comme un bien heureux, les bras en croix. Pour le coup, ça casse le mythe du mec sexy. Je m'approche de lui et lui secoue gentiment l'épaule, j'aurai aimé le réveiller autrement mais je ne veux pas qu'il se fasse d'idées, c'est beaucoup trop tôt encore. Il grogne et ouvre péniblement les yeux.
Bill : Hum...il est quelle heure ?
Tom : 9h30

Il se redresse brutalement.
Bill : Quoi ? Et les cours !!! Pourquoi tu m'as réveillé avant ?
Tom : Tout doux ! Y'a pas cours aujourd'hui à cause de la tempête d'hier.
Bill : T'aurais pu me laisser dormir alors !
Tom : Ta mère doit venir te cherche non ? Elle vient à quelle heure ?
Bill : Bein j'étais sensé la retrouver à midi devant le lycée.
Tom : Appelles là pour lui dire qu'elle vienne te chercher ici.

Je me lève et vais vers la salle de bain.
Tom : Je vais me doucher, t'as qu'à descendre déjeuner en attendant, ma mère à fait des gaufres !
Je me prépare tranquillement. Aujourd'hui ça sera du noir tient, tee shirt comme casquette, avec mon baggy bleu. Je me regarde dans la glace, putain cque jsuis beau gosse quand même, je m'aime !!!
La mère de Bill arrive environ une heure plus tard alors que monsieur vient tout juste de sortir de la salle de bain. Il voit sa voiture dehors et dit au revoir à mes parents.
Bill : Merci encore de m'avoir accueilli...
Jörg : Il n'y a pas de quoi jeune homme !
Simone : Reviens quand tu veux !
Tom : Je vais t'accompagner jusqu'à la porte.
Jörg : Oui, moi je vais aller aider ta mère à la cuisine pendant ce temps...

Mon père traîne sa femme dans la pièce en me faisant un sourire malicieux. Je vais donc dans l'entrée avec Bill qui ne sait pas trop comment me dire au revoir. Il me tend la main avec un sourire.
Bill : A demain en cours !
Je saisis sa main mais vais déposer un baiser sur sa joue. La poignée de main me paraissait trop froide mais un baiser sur les lèvres aurait été aller trop loin, on est pas un couple. Je ne sais même pas ce qu'on est d'ailleurs.
Il pose sa main sur sa joue comme si mon geste l'avait brûlé et il me regarde étonné. Je lui souris. On ne sait pas trop quoi dire mais, y'a-t-il vraiment quelque chose à dire ? Sa mère klaxonne et ça nous fait revenir sur terre. Il sort et vas la retrouver pour rentrer chez lui. Je remontais direct dans ma chambre et m'allonge sur mon lit. Je ne peux pas m'empêcher de penser à tout ça. Avant de le connaître, je couchais à gauche et à droite sans me soucier une seconde de ce que je pouvais provoquer, je ne pensais qu'à moi. J'étais un vrai égoïste. Là j'ai envie de le connaître, savoir ce qu'il aime, ce qu'il ressens. Ce sentiment d'intérêt pour l'autre, l'envie de le protéger, est ce que c'est ça qu'on appel l'amour ?
Le soir, je m'endors, sans avoir les réponses à mes questions.
Mardi matin, retour au bahut...yaouh...jsuis fou de joie, ça se voit pas ?
Je me douche, je m'habille, la tête dans le cul, le cul dans le brouillard comme dirait l'autre. Sur la route du lycée, je ne dit rien, mon père non plus, ce qui m'étonne. Pas de sermon ou de bon conseil ce matin ? Va falloir que je gère la situation tout seul alors.
Je descend de la voiture et avance dans la cours. Je retrouve rapidement Gustav et Andréas dans leur coin, mais pas de trace de Bill.
Tom : Il est pas là Bill ?
Andréas : Si, il est en train de tomber une jolie fille là bas !
Andréas me montre un autre coin de la cours. Une fille est appuyée sur le mur, Bill face à elle, une de ses mains appuyée contre ce même mur, lui chuchotant à l'oreille. Rien qu'à la voir, je suis sur qu'elle est en train de glousser comme une poule. Puff...et après je me demande encore pourquoi j'aime pas les filles...
Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il a pas l'air plus perturbé que ça...
Gustav : On a pas eu cours hier c'était trop bien !
Andréas : Grave, rien que pour ça, j'aurais voulu que la tempête dur plus longtemps !
Tom : Et moi donc !
Bill vient nous rejoindre.
Andréas : Hé ! Alors tombeur, elle sera quand dans ton lit celle là ?
Bill : Je sais pas trop, elle a l'air super coincée !
Andréas : Te connaissant elle va pas le rester bien longtemps !
Bill : Je veux !
Tom : Bonjour à toi aussi Bill !
Bill : Ha...Tom...désolé je t'avais pas vu...
Tom : Ca fait toujours plaisir...

La sonnerie retentie et on se regarde en gémissant presque, premier cours de la journée : Histoire, 2 heures en plus...
Durant la pause de 10h, je me décide à aller parler à Bill seul à seul. J'ai pris une décision hier soir, il faut qu'il le sache. Je prétexte une histoire de fille et l'entraîne avec moi dans un endroit peu fréquenté.
Bill : Je peux savoir ce qui demandait tant d'intimité ?
Tom : T'as quoi aujourd'hui Bill ? Jte reconnais pas !Tu étais tellement différent ce week end ! Nous...
Bill : Tu l'as dit toi même Tom, il n'y as pas de nous, tu es un coureur tout comme moi !
Tom : C'est justement de ça que je voulais te parler...j'ai une proposition à te faire...
Bill : Une proposition ?
Tom : Ouais...en fait, tu vois...avec toi, c'est différent, je veux plus seulement coucher avec toi, j'aimerai apprendre à te connaître, qu'on aille au cinéma ou même au resto , jsais pas moi...
Bill : Attends...t'es en train de me proposer un rendez vous ?

Tom : M'oblige pas à le répéter, c'est déjà assez difficile comme ça !
Bill : Désolé, mais je pige pas, tu veux qu'on sorte ensemble, je veux dire, comme un couple ?
Tom : Non ! Enfin si !Enfin non !
Bill : Oui ou non !
Tom : Je sais pas trop comment expliquer ça en fait, je voudrais passer du temps avec toi et qui sait...peut être que oui...on pourrait devenir un couple...
Bill : Qui te dit que j'en ai envie ?

Tom : J'en sais rien justement, c'est pour ça que je te demande, on pourrait reprendre à zéro...
Il me regarde fixement, il veut lire dans ma tête ou quoi ? Je le vois froncer les sourcils.
Bill : C'est d'accord, je veux bien sortir avec toi, un ciné demain soir ça te va ?
Tom : Ca me va ! Donc on dit 20h devant le cinéma ?
Bill : Ok !

On retourne donc en cours.
Le lendemain soir en question, a 19h47 très précise, je suis en stresse. C'est qu'un ciné avec un pote enfin ! Oui mais non, car il se trouve que jsuis homo et que le pote en question, bein jlui ferait bien sa fête dans un coin sombre si j'avais pas cette putain de conscience qui me travaille. Papa jte maudit !
Jörg : Tom dépêche toi sinon tu vas être en retard !
Tiens, quand on parle du loup...
Je descend rapidement les escaliers, enfile ma veste, prends mes clés et dit au revoir à mes vieux.
Tom : Bon j'y vais !
Simone : Tu mangera en rentrant ?
Tom : Jsais pas trop ! On ira peut être prendre un truc quelque part !
Jörg : Passe une bonne soirée !
Tom : Merci ! Bye !

Je file à toute allure dans les rues. Le cinéma est assez loin de chez moi, j'en arrive même à courir. Les gens doivent bien se marrer à me voir galérer avec mon baggy, je dois ressembler à un pingouin. Pas pratique dans toutes les circonstances, je suis obligé de le tenir pour ne pas me ramasser de tout mon long sur le trottoir.
J'arrive finalement à l'heure devant le cinéma mais mon « rencard » n'y est pas. J'attends devant pendant plusieurs minutes en consultant ma montre toutes les 5 secondes.
Et s'il me posait un lapin ? Ca serait une première ! Non, je peux pas imaginer ça !
Et s'il lui était arrivé quelque chose ? C'est pas super prudent pour un type comme de lui de marche seul dans les rues le soir !
Je suis en train de monter toute sorte de scénario quand je le vois débarquer au bout de la rue, un sourire accroché sur son beau visage. Je soupire de soulagement mais me dit que je dois pas être très net comme mec finalement...
Il s'approche de moi et me sourit. Pas besoin de se dire bonjour, on s'est vu le matin même au lycée. Commence alors une longue discussion pour savoir quel film on va voir. On opte finalement pour « Hannibal lecter, les origines du mal », (film génial entre nous XD). On prends notre ticket et on s'installe au fond de la salle, au milieu. D'autres gens arrivent et les lumières s'éteignent. Le film commence et au bout de 20 minutes à peine, je le vois grimacer dans le noir, c'est vrai que c'est pas super ragoûtant. A un moment, le héros enferme quelqu'un qu'il veut tuer dans un bassin de formol rempli de cadavres. Je vois Bill trembler et, inconsciemment ou pas, sa main effleure la mienne. C'est dingue comment ces moments supra cons sont forts !
Je ne réfléchis pas et prends sa main dans la mienne. Ses doigts s'entremêlent aux miens et ils ne les lâchent pas de toute la séance. Quand les lumières se rallument, on hésite à se lâcher mais il le faut bien.
Tom : Tu veux aller manger quelque part ?
Bill : Oui ! Je meurs de faim !Un mac do ça te dit ?
Tom : Pas très romantique pour un premier rendez vous !

Il me donne une tape sur la tête mais rigole.
Bill : Abruti !
Je rigole à mon tour et on se dirige donc vers le mac do le plus proche. Maxi best of Big mac pour lui, Royal cheese pour moi. D'un commun accord, on se décide à s'asseoir dans le fond de la salle. On mange en parlant de tout et de rien, rigolant ou même se lançant des piques. J'apprécie cette complicité, j'aurait tellement voulu avoir un frère. Mais bon, si j'avais eu un frère aussi canon ça aurait été la galère !
On débarrasse nos plateaux et je lui propose de la raccompagner jusqu'à chez lui. Pendant la route, on parle pas beaucoup, de peur sans doute de gâcher la super soirée qu'on vient d'avoir. Sur le pas de sa porte, je ne sais pas trop quoi faire. On se regarde hésitant, il est temps de prendre une décision. Je me penche doucement et vais effleurer ses lèvres. Je me retire et attends quelques secondes, je lui propose, il dispose...
Il me sourit et vient à son tour effleurer ma bouche de la sienne, j'en profite pour changer ce contact en un vrai baiser. Quand on se sépare, je le vois rougir, il est trop mignon mais je veux quand même le mettre en garde.
Tom : J'ai envie d'être avec toi mais...je suis ce que je suis...je ne peux pas changer du jour au lendemain...je ne sais pas où on va...je ne peux rien de promettre...
Bill : Je sais...moi aussi...cependant, je veux essayer...
Tom : Pareil...

Alors qu'on profite pleinement ce moment, j'entends des cris venant de l'intérieur de la maison, puis le bruit de verre cassé.
Tom : Qu'est ce qu'il se passe ?
Il a l'air paniqué et me dit précipitamment.
Bill : Rien...c'est rien ! Je dois rentrer ! On se voit demain ok ?
Il dépose un rapide baiser sur mes lèvres et rentre rapidement, me claquant presque la porte au nez. Moi je reste interdit, qu'est ce qu'il peut bien se passer dans cette maison pour qu'il soit effrayé à ce point ?

***

Je rentre chez moi sans me presser, réfléchissant à la soirée qui vient de se dérouler. Je suis plus célibataire...j'ai un mec...moi...le grand Tom Kaulitz vient de se caser, avec un hétéro en plus, rien ne va plus ! Je traîne les pieds, profitant de l'air du soir, enroulé dans mes couches de fringues, je n'ai pas froid.
Je me demande ce qui peut bien se passer chez Bill, et si l'un de ses parents était violent ?
J'arrive enfin devant ma maison. Je sors mes clefs et rentre sans faire de bruit. J'entre doucement et avance lentement. La lumière du salon s'allume et je me retrouve face à mon père. Hum...ça sent le débriefing post soirée ça...
Jörg : Alors ta soirée ?
Je le regarde quelques secondes, j'ai pas tellement envie de m'étendre là dessus, sinon il va croire que jsuis accro et il va pas me lâcher.
Tom : On sort ensemble.
Puis je monte direct dans ma chambre, fuyant le sourire triomphant de mon géniteur. Un sourire qui veut dire : j'avais raison. Un sourire que je déteste !
Une fois dans mon « antre », je me déshabille et m'allonge dans mon lit. Je suis en simple boxer, j'ai monté au max le chauffage, je déteste les pyjamas qui cachent mon corps de rêve. Je repense à celui que je maintenant qualifier de « mon petit ami », putain ce mot me fait trop bizarre, j'ai pas eu de régulier depuis des années...
Je vois son corps si fin que j'ai déjà vu nu mais pas assez à mon goût, c'était pas un vrai contact, je voudrais le voir à la lumière du jour. Pouvoir retracer son tatouage à l'aine de ma langue. Quel vicieux ce type, en faire un là c'est très pervers quand même (dit celle qui va faire la même chose XD). Sans m'en rendre vraiment compte, ma main caresse doucement mon torse, allant et venant doucement, l'effleurant, me donnant des frissons. J'imagine son visage se crisper comme quand je le touche, la sueur couler sur son front, j'entends sa voix me murmurer d'aller plus vite.
J'hésite un instant, je suis pas sur que ça soit une bonne idée.
Ho et puis je m'en fou, je fais ce que je veux et puis comme ça, ça fera baisser la pression car si je fais rien du tout, je risque de lui sauter dessus et par la même de tout gâcher !
Je m'installe plus confortablement dans mon lit et remonte mes jambes, posant mes pieds à plat sur le matelas. Mes mains passent sur mes cuisses, dérivant à l'intérieur, là où la peau est tellement sensible. Je sais exactement où me caresser pour avoir un maximum de plaisir, je connais bien mon corps.
Je descend mon boxer et soupire en sentant les draps frais contre ma peau nue. Je passe doucement sur mon ventre, je retarde au maximum le moment, pour que ça soit encore plus intense. J'effleure mon sexe doucement, du bout des doigts, je prends mon temps. Mon pouce passe sur mon gland et je me mord les lèvres, il est humide, je suis déjà tellement dur, rien qu'en pensant à lui. Ce mec me fait vraiment un effet monstrueux, c'est pas possible. Ma main s'enroule autour de mon membre et je commence un lent va et vient, imaginant que ma main est celle de Bill, que c'est lui qui me fait tout ça. Mes doigts roulent doucement sur ma peau, mes hanches partant vers l'avant. Mon autre main remonte à ma bouche et je mord doucement mes doigts pour m'empêcher de gémir. Que mes parents sachent que je m'envoie en l'air est une chose, qu'ils m'entendent me masturber en est une autre.
J'accélère mes mouvements, je n'en peux déjà plus. Ma tête part en arrière et j'éjacule sur mon propre ventre, dans ma main. Ça fait trop de bien. Je reste quelques minutes à regarder le plafond, profitant de mon orgasme puis vient un moment ou je me sens collant alors je me lève et vais dans la salle de bain pour prendre une douche. Je me laisse aller, encore tout groggy, sous l'eau chaude puis trace vers mon lit, toujours nu, la flemme de m'habiller.
Je me couche et m'endors tranquillement, comme apaisé par la tournure que prennent les événements.
Lendemain matin, j'arrive au lycée en avance, car je sais que Bill est toujours là super tôt et j'ai bien envie de l'embrasser, mais aussi de lui demander comment on fait vis à vis des autres. Je lui envoie un texto lui disant de me rejoindre derrière le bahut dès qu'il arrive. Ce qu'il fait. Je le regarde, il est vraiment beau aujourd'hui, ses cheveux sont lissés, je n'avais jamais remarqué qu'ils étaient aussi long. Il a bonnet noir, assorti à son pull a col roulé tout aussi noir. L'ensemble complété par un jean et une paire de santiags. Il s'avance vers moi en dilettante. Je lui prends la main et le tire vers moi pour l'embrasser. Quand on se détache il à l'air soulagé et soupire.
Tom : Bonjour vous...
Bill : Salut.
Tom : Ca va ?
Bill : Oui...

Un silence s'installe. Je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête mais dans la mienne c'est très clair, jsuis en train de le bouffer des yeux. J'arrive pas à croire que cette créature de rêve est mon mec, jvais peut être réussir à être fidèle qui sait...
Bill : Au fait, je suis désolé pour hier soir...
Tom : Ca fait rien, il se passait quoi ?
Bill : Rien...mon chat à eu peur et a casser un vase en sautant sur la table, ma mère s'en est pas remise, c'était un cadeau de mariage.

Il me dit ça en rigolant mais je vois bien dans son regard qu'il me cache quelque chose. Je vais pas le forcer, s'il veut m'en parler, il le fera, quand il sera près. Je prends mes mains dans les siennes.
Tom : Je voulais te voir un peu seul à seul avant de rentrer dans l'arène.
Bill : Je comprends, on garde ça pour nous alors ?
Tom : Je crois que ça vaut mieux, on leur en parlera plus tard, si ça dur, pour le moment...
Bill : C'est trop fragile...
Tom : Bon, viens, on va aller voir les autres.
Bill : D'accord.

Je le vois hésiter quelques instants. Ses yeux essayent de me dire quelque chose.
Tom : Bill...
Bill : Moui ?
Tom: Si tu as envie de faire quelque chose, fais le...

Il me regarde quelques puis se jette presque sur moi, me plaquant contre la grille pour me rouler le patin de ma vie. Mes yeux s'écarquillent, j'ai rien vu venir. Ses mains passent autour de ma taille pour me coller contre lui. Je gémit sans pouvoir me retenir, nouant mes bras à son cou, répondant à son baiser. Pendant un temps interminable, on s'embrasse passionnément, la journée va être longue, autant accumuler le plus possible. Il met fin à notre étreinte, me laissant essoufflé et quelque peu dans les vapes. Il me regarde malicieusement, manifestement fier de lui, frotte doucement son nez contre le mien avant de se diriger vers la cours, dandinant son joli ptit cul. Putain s'il continu à me surprendre comme ça, je vais rapidement devenir accro, je kiffe le Bill sur de lui qui prends des initiatives. Je remets un peu d'ordres dans mes vêtements et attends quelques secondes que le rouge qui m'est monté aux joues disparaisse puis je le rejoins, lui et les autres.
Je vois avec étonnement qu'une fille vient de faire son apparition au sein de notre groupe de mecs. Elle arrête pas de yeuter Bill, lui lançant des regards coquins. Mais c'est qui celle là ?
Putain je la reconnais, c'est celle de l'autre jour ! En approchant, je réalise qu'effectivement, elle glousse bien comme une poule. Non mais comment elle minaude l'autre, je rêve ! Papillonnant de ses faux cils sous le nez du brun qui semble pas savoir comment s'en débarrasser. Je m'approche et me racle la gorge.
Tom : Hum hum...
Andréas: Tiens salut Tom !
Gustav + Bill : Salut !
Andréas : Je te présente Tiffany.

Je la dévisage un instant.
Tom : 'lut.
Elle me regarde, comme si elle venait de trouver la pierre philosophale. Ho non....jte vois venir, t'approche pas de moi !
Tiffany : C'est donc toi le nouveau ! Hum...tu es aussi beau que ce qu'on disait...
Elle ponctue sa phrase d'un clin d'½il. C'est ça, l'important c'est que tu y crois. T'as aucune chance ma pauvre, cause toujours tu m'intéresses. Je me tourne vers Gustav qui rigole doucement, lui, il sait que les filles ne m'intéressent pas.
Pendant le cours de math, je sens un papier atterrir sur ma tête. Je le déplie et lis.
« Alors, vous en êtes où ? Gustav »
Je sourit et écrit ma réponse.
« On sort ensemble mais on a pas encore conclu »
J'attends que la prof se retourne pour écrire sa formule à la mort moi le n½ud au tableau puis je me retourne et envoie ma réponse. Je le vois lire puis sourire, il me regarde et me fait signe en levant les pouces genre : super !
Je jette un ½il vers Bill, toujours attentif à ce qui se passe pendant le cours. J'ai un vieux coup de chaud quand je le vois se pencher pour écrire. Son pantalon est tellement bas qu'il laisse limite voir ses fesses.
Note à moi même, lui prêter quelques uns de mes tee shirt XXL pour cacher tout ça et empêcher le matage intempestif des filles de la classe, et du reste du bahut aussi. Pendant la pause de 10h, alors que je marche dans un couloir vide d'élèves pressé d'aller cloper, quelqu'un m'agrippe par le bras pour me tirer dans une salle de classe. Je reconnais rapidement Bill. Il me plaque contre la porte et m'embrasse à nouveau comme tout à l'heure, j'ai à peine le temps de lui répondre et de le serrer contre moi qu'il se détache pour partir rapidement, me laissant en plan, limite en train de me demander si je viens pas de rêver. La même chose se reproduit tout au long de la journée. C'est que ça devient excitant son ptit jeu mais à force de jouer avec le feu, il va finir par se brûler. C'est moi qui l'attrape à la sortie des cours, l'embrassant puis lui murmurant à l'oreiller.
Tom : Fait attention Bill...évite ce genre de choses avec moi ou je ne réponds plus de rien...
Bill : C'est un peu le but...
Tom : Tu veux quoi exactement ?
Bill : A ton avis ?

Il dit ça en passant sa main sur ma braguette, mordillant mon oreille. Ok je vois, c'est très clair, très tentant, mais non. Je prends autant que je peux sur moi pour résister. Pas maintenant, pas comme ça, pas comme ça avec lui.
Tom : Non...
Bill : Non ? Pourquoi? Tu en as envie...je le sais...
Tom : J'ai jamais dit le contraire...je te dirais même que j'en crève d'envie mais je ne veux pas...c'est trop tôt...
Bill : Ca t'as pas arrêté les autres fois pourtant.
Tom : Les autres fois c'était pas pareil.
Bill : En gros tu couches pas avec les gens quand tu sors avec eux...je devrais peut être casser alors...
Tom : C'est pas ça, mais je veux pas aller plus loin tant que je serai pas sur...
Bill : Pas sur de quoi ?
Tom : De ce que je ressens pour toi
.
Bill : Tom ?
Il me regarde étonné, c'est vrai que ça me ressemble pas de parler de sentiments mais bon, il faut une première fois à tout !
Tom : Tu es différent Bill. Je ne sais pas si c'est le fait que, normalement tu es hétéro mais, je veux pas aller plus loin avec toi juste pour le faire. Je veux pas te faire regretter de m'avoir donné ton corps. Si un jour on fait ça, alors soit sur que ça signifiera que je t'aime.
Bill : Tu es sérieux ?
Tom : Oui. C'est pour ça que je veux que tu réfléchisse à ça toi aussi. Je te rassure tout de suite, ça veut pas dire qu'on pourra rien faire, les relations platoniques c'est pas mon truc, mais pas jusqu'au bout.
Bill : D'accord...
Tom : Ne me demande pas pourquoi mais je sens que, si jamais je goûte une fois à ton corps, je ne pourrais plus m'en passer. Cependant toi et moi on est aussi instable l'un que l'autre. Je ne veux pas prendre le risque de devenir accro à toi en sachant que du jour au lendemain tu peux me plaquer pour une fille...
Bill : Je...je comprends...
Tom : Putain j'ai l'impression que jsuis en train de te faire une déclaration d'amour...

Il rigole puis passe sa main sur ma joue, doucement, je ferme les yeux. Je me sens bien avec lui, tellement bien que ça me fait peur.
Bill : Je suis content que tu m'aie dit ça, et...je dois t'avouer que je n'en avait pas vraiment envie...
Tom : Tu me testais ?
Bill : En quelque sorte...pardon...
Tom : Y'a pas de problème, je me disais bien aussi que ça ne te ressemble pas d'être aussi direct.
Bill : Pas avec les hommes en tout cas !
Tom : Evidemment crétin, jsuis le premier !
Bill : Que tu crois...

Je le regarde incrédule. Non ? Son regard est malicieux.
Tom : Dis m'en plus...
Bill : Hum hum...quand on se connaîtra mieux peut être...

Je soupire. Il est aussi doué que moi pour manipuler les gens. Nous deux ensemble ça promet. Entre ça et nos foutu caractères qui vont sans doute faire des étincelles, on est pas rendu.
Bill : Tom ?
Tom : Hum.

Je redresse la tête que j'avais plongé dans son cou.
Bill : Ce soir jsuis tout seul chez moi alors...heu...ça te dirait de venir manger et qu'on passe la soirée ensemble, louer un film ou un truc dans le genre.
Tom : Avec plaisir !
Bill : Cool ! Bon bein rendez vous chez moi à 19h30, tu te souviens où c'est ?
Tom : T'inquiètes !

Je l'embrasse une dernière et me dégage pour le laisser passer, il rejoint sa mère qui est venue le chercher, moi je rentre à pied. J'en reviens toujours pas de ce que je lui ai dit. Ça me ressemble pas, mais alors vraiment pas. Mais aujourd'hui, j'ai découvert malgré moi un sentiment qui m'était inconnu, la jalousie. Je me retrouve à la place qu'occupe mes proies d'habitude. Bill pourrait très bien craquer pour cette Tiffany, il aime les filles après tout. Il a choisi d'être avec moi mais, il n'y a rien de sur. Il prend sans doute ça pour un jeu, il découvre ce que ça fait d'être avec un homme. Il se peut très bien qu'un matin il se réveille et se dise que le jeu est terminé, qu'il veut se trouver une fille avec qui se marier et avoir des enfants. Moi je suis homo, je le sais, ça ne changera pas. Je réalise alors à quel point je prends des risque en m'accrochant ainsi à lui. C'est à se demander lequel est le plus coureur des deux. Si je veux le garder, il va falloir que je lui en fasse voir de toute les couleurs. Que chaque jour soit différent, que le temps passe sans qu'il le voit, que je ne lui laisse pas le temps de réfléchir.
Le soir même, à l'heure dite, je me dirige vers sa maison. Je me suis changé pour l'occasion, bein ouais, faut que je sois à mon avantage ! Je sonne et il vient rapidement m'ouvrir, un tablier autour des reins. Je rigole en le voyant comme ça.
Bill : Quoi ?
Tom : Quelle charmante ménagère tu fais !!
Bill : Rhho ça va, aller entre sinon je ferme la porte !

Je lui sourit et entre dans la maison. Je regarde un peu partout. La décoration est simple mais agréable. J'enlève ma veste et le suis dans la cuisine, impatient de savoir jusqu'où va bien pouvoir aller cette soirée, j'ai bien une idée...mais attendons de voir, il va peut être me surprendre...qui sait ?


J'annonce officiellement l'arrivée de scènes BONUS une fois que la fic aura été entièrement re-re-
re-postée !!!


Bisous

# Postato lunedì 17 novembre 2008 16:50